25 août 2007

Vous avez été déconnecté...

Valet_de_piqueUne fois l'épreuve de la plaine céréalière d'Île-de-France passée, on peut enfin profiter de deux jours, coupé du monde. La pluie tombe sans cesse sur le paysage qui se délave et se dilue.

Le courage nous poussa à philosopher: un peu de doute, un malin génie, et un hôte en robe de chambre. Beaucoup de pluie: les essuie-glace ne fonctionnent pas correctement et le paysage n'en est que plus fou. De la brume et des nuances de gris s'élèvent de la terre. Le vert et les bruns disparaissent dans les nues, qui se sont abaissées.

Du Crunch, du thé, du lait, du chocolat. Un peu de musique. Deux films. Une saga. Un concept: le jeu de cartes. Et pas une seule seconde de perdue.

Dormir, manger et boire. Faire la vaisselle, de temps en temps. Puis sortir crayons, feutres, papiers et s'y perdre.

Il faut se coucher tôt (avant deux heures) parce que demain on se lève. Nous sommes fières d'avoir éteint la lumière à une heure et demi... et parlé, ri, déliré, raconté n'importe quoi jusqu'à quatre heures...

cabaret210El teckel bavait devant mon fond d'écran... J'ai été traumatisée par le maître de Cérémonies de Cabaret. Elle dessinait la veste de la dame de carreaux pendant que donnait forme à un valet de pique (à droite). Elle chantait en boucle L'aigle noir. J'entonnais « pitis zoiseaux! » (c'est du Charpentier).

Tu crois que Snape boit de la tisane? Il faut tuer Ginny. Remus est une bête au lit. Harry, roi des boulets. Où il est question de pyjamas à canards.

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21 août 2007

De brique et de broque

- Qui a dit que je suis tombée de mon lit? Grmblbbmeume
- La chape de plomb qui fait office de ciel depuis une semaine commence vraiment à me peser (quand je vous dis que c'est dur de se lever à huit heures!)
- Mon sac n'est pas encore fait et je pars après le déjeuner.
- Gaaaaah!
- Entamer une discussion animée avec le fouet (de cuisine, hein!)
- Le chocolat fondu que l'on mélange avec du beurre, c'est hypnotisant.
- Faire la cuisine juste après le lever du soleil c'est épuisant: notre bras pèse lourd et l'on ne parvient pas à touiller convenablement les jaunes et le sucre...
- Danser sur du Rameau avec une conserve de riste d'aubergine, puis avec la glacière, enfin, enchaîner un pas de trois.
- Parler au cake qui refuse de sortir de son plat et l'insulter, avant de le goûter.
- Ô miracle! Un bout de ciel bleu à l'horizon!

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20 août 2007

Mots-clefs

zED se demandait quels étaient les mots-clefs qui permettaient d'accéder à mon blog. Tu risques d'être déçu en apprenant qu'ils sont très peu nombreux... Il y en a quatre en ce moment. Cependant, l'un d'entre eux a attiré mon attention. Je me demande d'ailleurs comment cette personne a pu être dirigée vers mes archives, m'enfin.

"J'ai horreur de mon lycée"

A méditer...

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19 août 2007

Irréelles lubies...

wales1000Le temps passe, et mes envies non. Envie d'écrire des futilités. Envie de dessiner l'inutilité faite objet. Créer des généalogies sans nom, composer des cartes européennes à peine historiquement justes.

Les vêtements s'entassent au pied de mon lit. Pourtant, je reste en pyjama la plupart du temps. Je dors la moitié de la journée. Voilà bien longtemps que mes marins-pêcheurs se sont résignés et que Sénèque a abandonné la lutte.

Lhasa tourne en boucle dans mes oreilles, dans ma tête. Les mots, les couleurs, les formes, les noms. Tout se mélange. Je suis partie dans un univers parallèle. Je suis dans un monde qui n'ouvre ses portes que pendant les vacances.

Ce monde, je l'entretiens, un peu grâce à une jeune fille kaliparéa. Cet univers est né d'un livre lu par trop de gens. Cet univers entretenu par des découvertes de plus en plus nombreuses sur la toile. Un rêve, qui s'évanouira le temps d'une année, pour revenir plus sûrement la saison prochaine.

poudlardCes étranges lubies me font découvrir de drôles de mots. Des mots anciens, presque sacrés. L'univers héraldique est riche. Très riche. Les aigles féminines côtoient les lions rampants lampassés de gueules. De sable, les croisettes recroisettées sont du plus bel effet! Mais que diriez-vous d'un mâcle d'or chargé en coeur d'un ours brochant?

Après cette découverte, je lance un avis de recherche sur la toile: « patronymes gallois du moyen-âge ». Je pars dans une quête sans nom, à la poursuite des sobriquets les plus alléchants: Gauvin épouse Mélisende. Que dites-vous d'une Sigerith Earwhisper? Les trois filles de cet homme se nommeront Pithecia, Errata et Adumbratia (le laideron, la ratée et l'ébauche), preuve qu'il eût préféré un fils!

Le délire dure et perdure. Il finira par prendre fin. Mais je ne suis pas pressée. Être déconnectée, pourquoi pas? Tant que ce n'est pas de la toile, mais de la réalité...

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16 août 2007

Volatile butin

marguerites

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13 août 2007

Le voyage d'Inci

stcassien1024bTout commença au chant du coq, le premier vendredi de cet auguste mois. Nous quittions allègrement la maison méridionale pour aller retrouver notre illustre fief viennois. Petites routes du pays de Fayence, bonjour! Ça tourne, ça monte. Les caniveaux sont énormes, les autochtones roulent comme des pieds. Puis nous rejoignons la payante autoroute, non sans avoir contourné le majestueux lac, dont les plages n'étaient pas encore grouillantes de bedaines ventrues et de corps huileux entassés.

TEE_VBDes camions, de la circulation. Puis c'est la vallée du Rhône, où la circulation est encore plus dense. Puis nous changeons pour une route soi-disant moins fréquentée. Ça, c'était l'année dernière! Parce que nous en avons doublé du poids lourd. Et pas qu'un peu! Embouteillages aux péages. Distraction du moment: sont-ce des gendarmes ou des policiers dans ces grands bus bleus? Espionnage, zyeutage: bien sûr, ils nous ont vues ma soeur et moi, et se sont bien marré. On n'avait pas du tout l'air de mater, non non, pas du tout! Finalement, l'un des hommes bleus arborait un magnifique T-shirt outremer, barré dans le dos par un discret « GENDARMERIE » blanc joignant les deux épaules... Nous étions fixées.

Midi, pic-nic. Arrêt sur une aire d'autoroute. Une autre voiture s'arrête et nous regardons, médusées, trois chien sortir de la voiture. Les maîtres les attachent à des piquets. Ils sont jeunes (les chiens et les maîtres).  Ben dis donc! Et juste en face, de l'autre côté de la route, deux gros chiens dans le coffre. Mais ils se sont donné rendez-vous ou quoi? Nos sandwiches deviennent d'un coup moins intéressants que ces canidés jappant. M'enfin...

STOPAprès plusieurs heures d'autoroute, nous sortîmes. Là commença l'épopée sur nationale. Si l'on avait su! Si l'on avait su que c'était si long! Plus de deux cent cinquante kilomètres à 90km/h... Je vous jure que vous sentez le temps passer. Surtout quand c'est votre soeur qui est en conduite accompagnée au volant! Y a un stop. - Je vois pas la barre du stop! Elle est effacée. Je m'arrête où? La question fut réglée: elle ne s'arrêta pas. Heureusement pour elle que la voiture qui arrivait tournait! Et la mère de hurler, et la soeur de bouder. Une demi-heure plus tard, elle daignait s'arrêter et je pris le volant, soulagée d'avoir enfin quelque chose pour m'occuper.

lavande Je fis les derniers cent kilomètres. Découverte d'une jolie ville qu'il nous faudra un jour visiter, quelques sensations dans les montagnes russes que sont ces petites routes et la joie de doubler un tracteur. Enfin, après onze heures de trajet, nous arrivons en notre château où nous attendent le père, le frère, l'oncle, la tante, la cousine et le cousin. Les quatre derniers ne tardent pas à repartir, et nous voilà au complet, prêts pour attaquer dix jours de vacances chez nous.

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Fleuri

sieste_bis

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Amours en cage

oiseau_en_cage

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Incipit

[Puisqu'il faut bien que je le fasse, je m'y mets. Je ne garantis rien quant à la qualité de mon expression et de mon orthographe parce que je commence à sombrer dans le sommeil.]

der_traum_der_rezia          J'ai quitté mon pluvieux fief un froid matin de juillet. Le départ pour le Var avait été avancé et j'ai dû couper court à mes travaux sur les marins-pêcheurs. Je comptais bien me concentrer sur le sujet une fois au pays des criquets, cigales et autres grillons, mais malheureusement, la réalité fut tout autre.

Je commençai mon séjour par une journée diminuée de moitié puisque l'on me laissa dans les bras de Morphée jusqu'à ce que Phébus fut à mi-parcours. Ma foi, j'ai bien tenté de travailler un peu sur les salariés de Neptune, mais la Distraction emporta une victoire facile et je me laissai entraîner dans les méandres d'une fiction en anglais, que je tenais à terminer avant de lire le fameux tome Sept.

Les jours suivants furent marqués par ma trop faible résistance: je m'inclinai devant le comte de la Paresse et passait une grande partie de l'après-midi au royaume du Sommeil, parmi les songes colorés. La chaleur extérieure m'était insupportable, c'est pourquoi Somnus aux lourdes paupières me donnait rendez-vous dans la fraîcheur des murs. Je m'éveillais rarement avant l'heure de la collation, que j'évitais allègrement pour aller rafraîchir mon corps engourdi dans l'eau limpide de la piscine.

medium_pottercover3 Au bout de quelques jours, j'eus enfin achevé la lecture de cette fameuse fiction. J'étais fin prête pour LA lecture du mois. Religieusement, j'ouvris la première page du livre, non sans avoir lu la quatrième de couverture et scruté l'illustration pendant de longues minutes. J'eus une pensée pour Marcel, sans qui cette lecture m'eût été impossible. Et j'entamai ma lecture. Oh rassurez-vous, je n'en soufflerai mot! Tout d'abord, j'eus du mal à entrer dans l'histoire, ma compréhension buttant sur de nombreux mots dont le sens m'était obscur. Puis peu à peu, j'avançai de plus en plus vite. Un soir, je m'étais exilée pour ne point déranger ma soeur: lorsque je vis le jour poindre au travers des volets, j'ai abandonné ma lecture. Si l'on voulait me réveiller, mieux valait que je sois dans mon lit!

Pourquoi vous raconter tous ces insignes détails? Parce que ce soir, j'écris sans difficulté: les mots coulent dans mes doigts. De plus, ce récit vous montre à quel point la première partie de mes vacances fut longue, à quel point nous étions inoccupées. Dans cette région, il n'y a personne. Pourtant, il y a de plus en plus de monde. C'est paradoxal. Dans le quartier, les maisons se multiplient, mais on n'a de relations qu'avec deux ou trois voisins. Le village est à un quart d'heure en voiture et il faut y être dès que l'Aurore montre ses doigts de rose si l'on veut s'y garer. Oh certes, l'oisiveté me sied tout à fait, mais j'en profiterais davantage s'il n'y avait sans arrêt cette crainte sous-jacente, cette tension irrépressible qui règne chez ma grand-mère...

laurier La seule activité qui éveilla mon intérêt fut la soirée au restaurant. Soirée qui me rappela toutes celles où mon grand-père était encore là. Après le dîner, nous allâmes sur la place de l'église où se tenait le bal musette... quand je pense que j'y ai dansé! Je n'étais pas plus haute que trois pommes, mais déjà le paternel ne venait plus en vacances dans le sud. Nous emmenions la voisine. C'est dans ce genre d'endroit que l'on se rend compte que le temps passe. La voisine a drôlement vieilli: physiquement elle ne change pas, mais on se rend compte qu'elle a plus de quatre-vingts ans quand elle nous raconte ses histoires! Et il en va de même pour les rares connaissances que nous avons là-bas. La petite fille avec laquelle nous pataugions dans la piscine est maintenant une parisienne pure et dure qui rentre en seconde dans un lycée privé... m'enfin!

Je vais cesser mes élucubrations ici parce que je sens que vous vous endormez chers amis! Je m'excuse pour l'emphase ridicule de mon ton dans cet article, mais de même que les petits chefs ont de grands ego et une ambition sans égal, de même les faits sans importance revêtent l'habit de l'éloquence cicéronienne. Quant aux figures mythologiques, elles sont ici parce que je les aime, non pour le style.

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12 août 2007

Inci, le retour!

Je suis absente depuis près de trois semaines. Je commençais à me languir de la toile et de vous tous, ô lecteurs! Ces trois semaines ne furent guère dépourvues d'attraits, mais à force d'emmagasiner, je brûlais de tout vous raconter. Cependant, la maison est dans un état déplorable et je me dois d'y mettre un peu d'ordre.

IMGP0099En attendant le récit plus détaillé de ces quelques jours passés dans notre belle Gaule chevelue, voici une liste – non exhaustive – des épreuves qui vous attendent: une semaine de farniente en Provence, la lecture du très attendu tome 7 de la saga potterienne (comment ça Word ne connaît pas ce mot? Quel inculte!), la traversée de la France Var-Vienne (920km, onze heures de trajet, dont le tiers de « petite route qui ne roule pas »), les dix jours dans notre maison de campagne, visitée il aura un an dans quelques jours, et tout ce qui s'ensuit – douche au jet d'eau dans le jardin, épopées sur les routes de campagne, du dessin (beaucoup de gribouillage et quelques résultats peu probants), des mots fléchés à outrance, visite du Rivau pour la troisième fois, de Langeais pour la quatrième fois et d'Azay-le-Rideau pour la deuxième fois (il y a des châteaux dont on ne se lasse jamais...), et plein d'autres aventures!

A très bientôt! (peut-être dès ce soir, qui sait?)

PS: la photographie vous permettra peut-être de deviner le personnage dont j'ai dessiné la chambre...

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