Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

26 septembre 2007

Où il y a un rapport entre Obélix et la fac

bonnet_fouVous connaissez Les douze travaux d'Obélix?
Vous visualisez l'épreuve de la maison qui rend fou?
C'est ce que je vis depuis deux jours... demain ça fera trois.


18 rue de la Sorbonne, escalier F, 4e étage, bureau 410
Service Scolarité, galerie Richelieu, 1 rue Victor Cousin
Centre Malesherbes, bâtiment B, 3e étage, bureau 334
Et bientôt... je le sens gros comme une maison... pour l'anglais...
Centre Clignancourt!

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24 septembre 2007

Souvenirs et galets blancs

Les habitudes semblent me coller à la peau, et s'en défaire est de l'ordre de l'impossible. Je m'asseois dans le bus, à la même place que d'habitude. Je monte dans le train deuxième wagon, deuxième porte et m'installe « à contresens ». J'observe par la fenêtre.

Un soleil blanc derrière un voile nacré. Des lambeaux de vapeur s'étirent dans un ciel qui hésite entre le bleu et le gris. De gros cumulus ouateux et rebondis circulent, anthracites en dessous, nimbés d'argent et de lumière sur le dessus. Une atmosphère indécise.

arbre_soleilEn attendant, je regarde ce grand bâtiment. Le soleil perce au travers du feuillage et me goutte sur le visage. C'est grand, et impressionnant quand on n'est pas à l'intérieur. Bientôt, les élèves sortent. J'attends. Et ils arrivent. Quelques mots échangés avec Melendili, Mimy, Marcel. Puis je suis la Marmotte dans les étages, comme si je n'avais jamais quitté le lycée. C'est amusant, j'ai l'impression d'y avoir été hier.

Au fond du couloir, une voix reconnaissable entre mille. On se plante dans l'encadrement de la porte. Mme P. s'excuse auprès de ses élèves et vient nous saluer. Nous discutons de tout, de rien, comme des amies de longues dates. C'est étrange, mais pas désagréable. Et nous repartons. Tous ces escaliers sont comme imprimés dans mes pieds. Je pourrais les descendre les yeux fermés.

Un thé chez la Marmotte. À trois autour d'une table, à raconter nos vacances, à parler prépa, fac, latin, MLD etc. Le temps passe. Et nous partons: toi pour ton cours de violoncelle, moi pour rentrer. Tu descends avant moi. Je reste dans le wagon, seule avec mes pensées.

Dans le bus, une vieille connaissance: le chauffard femelle. Peut mieux faire comme rencontre. En descendant du bus, automatiquement, mes pas prennent le chemin du retour. Il y en a plusieurs possibles, mais ils optent pour le plus court, celui que j'ai pris l'an dernier, la plupart du temps.

poucet_caillouxJe ne sais pas pourquoi, je repense à tous ces gens que j'ai connus depuis la sixième. C'est amusant comme j'ai effacé mes années collège. Je n'ai presque plus de contacts de cette période, et peu à peu, ils semblent s'effacer. Plus rien ne me rattache à ma scolarité arcysienne. Un peu comme si j'avais perdu les galets blancs que j'avais semés. Au fur et à mesure, je les ai enterrés sous mes années lycée. Mon passé semble avoir disparu physiquement: il n'en reste que quelques déchirures dans mes souvenirs. C'est peut-être mieux comme ça.

Le ciel pâlit et rosit. Le soleil se couche. Demain, je vais à l'université.

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Chronique d'un mariage, troisième épisode

~ Bonne surprise ~

L'envoi est annoncé, et c'est avec soulagement que nous nous levons de nos bancs. Sur le parvis de l'église, on retrouve quelques visages connus. Les mariés prennent la pause, les spectateurs photographient. Au dessus de nos têtes, les cloches sonnent; le soleil brille et commence lentement à descendre derrière la collégiale. La place est comble, il n'y a pas moyen de faire un pas.

Le grand-père a ressorti son uniforme et ses décorations pour l'occasion; le marié prte son haut-de-forme et son queue-de-pie avec élégance; les chapeaux donnent l'impression que la place a été fleurie pour l'occasion. Du rouge, du noir, du blanc; et certaines personnes ont osé le chamaré/perroquet. Bof! Le ridicule ne tue pas. Et elles s'amusent: ne soyons pas rabat-joie. Il n'empêche, je suis bien contente de ne pas les connaître! Elles doivent être de la famille de la mariée.

Il faut rebrousser chemin, retrouver la voiture, garée à Perpette-les-Oies. Puis il faut trouver l'endroit où a lieu le pot. C'est arrangé, nous suivrons le père du marié... quand on aura réussi à se frayer un passage dans cette cohue.

Nous nous garons au milieu des champs et entrons dans le domaine. Ont-ils loué ou est-ce que ça appartient à la famille de la mariée? C'est aux parents... oh my god! C'est immense: je ne sais plus combien de bâtiments il y a. Et un parc arboré. Magnifique.

J'erre quelques temps au milieu de tous ces visages inconnus. J'évite le champagne: à jeun, ce n'est pas une bonne idée. Finalement, je repère ma cousine. Enfin quelqu'un que je connais! Me dit-elle tout sourire. Et l'on s'en va picorer sur les buffets, discutant de tout de rien. Toujours un œil sur les chapeaux qui volettent de çà de là dans le jardin, j'ai le sourire aux lèvres. J'ai vu que l'on est à la même table. Ah? Moi je n'ai même pas vu les plans de table... mais tant mieux si l'on est ensemble.

La soirée s'annonce moins barbante que je ne le pensais.

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What kind of women's shoe are you?

You are Barefoot!
You're a total free spirit, go with the flow girl
You can't be restricted by shoes for very long
And unsuprisingly, the same goes for men
Your match is out there - and he's as carefree as you are

What Kind Of Women's Shoe Are You?

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22 septembre 2007

Aragog?

A force de ne pas fermer mes volets, une belle toile fut installée sur le rebord de ma fenêtre. Hier, j'ai vu le monstre s'attaquer à une mouche...

araign_e

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Mots-clefs

Parmi les mots-clefs traditionnels s'en sont glissés deux pour le moins... surprenants!

PREPA RATEE
MALHEUREUX EN AMOUR

Mouais...

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20 septembre 2007

Chronique d'un mariage, deuxième épisode

~ Oiseaux en cage, ou la preuve que le ridicule ne tue pas ~
~ Remarques d'une mécréante ~

La messe est commencée, évidemment, mais notre demi-heure de retard ne nous a pas paru de trop. Je souffle, amusée, à ma génitrice: « si on avait pu se perdre un peu plus longtemps... » lorsque s'annonce l'évangile, je prie en silence pour le curé n'ait pas le mauvais goût de nous la chanter. Malheureusement, je ne fus pas entendue: tout en essayant d'étouffer le fou-rire qui me prit en écoutant la voix chevrotante du saint homme, je tendais une demi-oreille à ce qui se disait. Puis vint le sermon. J'eus alors tout le loisir de réfléchir.

mariage_chretien* Mais quelle idée de se marier à l'église! Pouvez-vous me dire en quoi l'amour que se portent un homme et une femme regarde Dieu et sa clique? Et le curé qui aime répéter: « vous serez trois toute votre vie: Jésus vous accompagnera partout gnagnagna... » M'enfin, depuis quand parle-t-on ménage à trois chez les cathos? Et cette formulation explicite, je trouve ça malsain. Pas que je sois contre les ménages à trois, mais franchement, vivre en étant persuadé que Dieu est avec nous est fait partie de notre ménage, ça tourne au mysticisme le plus complet! Mais comme dit le Teckel, tout dépend de la physionomie du Jésus en question...

* Cette messe serait intraduisible en latin. Même Rimbaud, le fort en thème, s'y arracherait les cheveux. Je m'explique: les latins sont réputés pour être terre-à-terre; ils emploient peu de mots abstraits, même s'ils existent. Or ce sermon était tellement empli de grandes et belles idées que les latins n'y auraient compris goutte. Un peu de liberté par là, de l'amour ici, des pelletés de fraternité, d'amitié, de bonne entente, de fidélité etc. Trop peu de concret pour moi (et pour les latins), je m'ennuie ferme.

* Les chants de messe, c'est bien. Même si ce n'est pas toujours du meilleur goût, même si les frêles agneau du troupeau des fidèles ne savent pas prononcer le latin, même si c'est parfois morbide, au moins, ça occupe! Chanter à pleine voix, voilà qui empêche de rire du prêtre ou de la dame de trois rangs devant.

8_bandeau* Pourquoi les dames n'ont-elles toujours pas compris que le ridicule, s'il ne tue pas, est dangereux pour la santé mentale de ses voisins d'église? Plumets blanc et vert, rouge et blanc, gros papillon jaune sur le côté (pas du tout, mais alors pas du tout, assorti aux yeux d'un bleu-vert foncé) et autre fanfreluches. Le mieux dans tout ça, c'est qu'elles sont fières de leur trouvaille! Et la nouvelle mode (que je n'avais jamais vue encore) ce sont les chapeau sans fond: les cheveux sont visibles sur le sommet du crâne. C'est vrai qu'au prix où sont les chapeaux, on fait comme on peut pour économiser quelques pièces! Le ridicule ne tue pas mais ruine à coup sûr...

Nous cinq, au fond de l'église, sur la pointe des pieds dans l'espoir d'apercevoir un bout de marié(e). Nous cinq, au fond de l'église, à nous tourner les pouces pendant l'eucharistie (pas assez faim pour une ostie). Nous cinq, légèrement sceptiques face à cet engouement christique. Finalement, les mariés se sont dit oui. Cela valait-il le coup de faire tout ce tintouin, deux heures durant?

PS: Le chapeau ici présenté est beaucoup moins voyant que ceux qui étaient présents au mariage. De plus, sans tête en dessous, il est difficile de juger qu'il sied mal...

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18 septembre 2007

Chronique d'un mariage, premier épisode

~ Une histoire de clochers ~

meung_sur_loire_coll_gialeSe lever le matin du mariage et se dire que l'on n'a rien à se mettre. Avoir une heure et demi pour faire La Halle aux vêtements, C&A et quelques autres boutiques où l'on ne trouvera rien. Se rabattre sur le noir et blanc de type enterrement. Cela dit, mieux vaut être sombre et sobre, que coloré et ridicule (des explications viendront dans le deuxième épisode).

Partir plus tard que prévu. C'est ma sœur qui conduit. On a les embouteillages de Coignères. On doit aller jusqu'à Orléans, même après, dans une petite ville. Arriver en retard de dix minutes, se garer. Et suivre le paternel qui nous répète « ça devrait pas être loin, le clocher est juste là. » Difficile de marcher avec des talons, quand on n'en a pas l'habitude.

Au pied du clocher, se rendre compte que l'on est perdu: c'est une simple protubérence sur le toit d'une maison, qui n'a jamais connu la moindre cloche. Alors on avance dans les rues. On demande notre chemin. On arrive au pied de la collégiale. Immense, visible. Et belle, très belle.

Entrer discrètement dans l'église, aller jusqu'au fond. On n'a pas vu les mariés. On ne voit personne de connu. On reste là, debout, au fond de l'église. Finalement, nous n'avons qu'une demi-heure de retard.

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13 septembre 2007

Pour quelques chiffres...

telephone_lgJ'ai peur. Je stresse. Oh Hermès, viens-moi en aide! Je ne peux plus reculer le moment fatidique: il est bientôt midi et demi... après, je serai obligée d'attendre. Mais j'ai peur.

Alors je prends mon courage à deux mains. Un stylo, une feuille. Je note les quelques choffres qui m'effraient tant. Je descends. Je m'installe. Je dispose nerveusement papier et crayon. Mes mains tremblent. J'ai chaud tout d'un coup. J'ai peur.

 

Puis finalement je l'ai fait: j'ai téléphoné au secrétariat de la fac! Yes! (Je sais, je suis ridicule, mais j'ai une peur bleue du téléphone. Je crois que je préfère encore demander les renseignements directement à la personne...)

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09 septembre 2007

Mes frères

Je vous présente mes trois frères. Ils habitent à Langeais, plus exactement, chacun d'entre eux loge sur une des tapisseries des Neuf preux. J'ai également six autres frères, mais certains ont disparu et d'autre ont refusé de se laisser prendre en photo. Je vous l'accorde, ils n'ont pas l'air particulièrement intelligent...
ami1 ami3 ami2

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