22 janvier 2008

Pavots

Coquelicots

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Malaise II

~ Lundi 14 janvier: deuxième partie ~

L'estomac retourné par la vue d'un môme vomissant dans le métro, je suis descendue à Belleville, où j'ai retrouvé S.

Et nous avons regardé LE film idéal pour vous enfoncer dans votre malaise, le film qui vous fera cauchemarder pendant des nuits: Satyricon de Fellini. S'il a gardé l'aspect malsain et orgiaque du livre, le film est bien plus angoissant. Visages simiesques, hommes et femmes dégoulinant de graisse, de fard, de sueur. Sourires pervers, concupiscents; danses tribales horrifiques, sorcellerie immonde, cannibalisme. Les couleurs agressent l'œil, les musiques discordantes l'oreille. Les scènes s'enchaînent sans ordre réel on ne comprend pas, on est perdu dans l'antichambre d'Hadès, avec le Minautore auquel il faudra s'offrir corps et âme pour retrouver quelque raison.

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Heureusement, l'œil clair d'Encolpe rassure: seul éclat de beauté dans ce bas monde décadent.

martinpotterhd1

Lorsque je sors de l'appartement, la nuit tombe. Un malaise m'étreint.

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21 janvier 2008

Malaise I

~ Lundi 14 janvier: première partie ~

Sorte de vide et de trop-plain simultanés. J'ai l'impression d'être à l'ouest. Déjà ce matin j'ai préféré traîner, engluée à la toile, alors que je m'étais promis d'aller faire les soldes.

Puis à l'arrêt de bus, dans le vent froid et humide. Un coup de fil inattendu à une heure pareille. La voix hésitante de Melendili, comme des sanglots. Qu'elle me transmet. La Reine Normande, la grande voyageuse, la prof d'histoire aux anecdotes impayables, celle qui nous a suivies pendant deux ans, qui nous a promenées en Sicile, en Grèce, à Chypre, n'est plus. Je la voyais bien vivante, papotant au hasard des rues à Fez. Sourire jovial aux lèvres. Que l'on m'annonce son départ... non, son décès... sa mort – n'ayons pas peur des mots – est déjà un choc. Mais que l'on me dise qu'elle était malade, et mourante, non. C'est inconcevable. Les larmes me sont montées aux yeux. Je ne peux imaginer cette forte tête « mourante », c'est trop douloureux. Quand j'ai raccroché, il s'est mis à pleuvoir. L'envie de faire les soldes m'était passée. J'ai déambulé dans les rues en attendant qu'il soit l'heure, puis je suis montée dans mon train, sans regarder autour de moi, ravalant mes larmes.

P2280021

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Juste en souvenir de l'interprétation unique de Mme Mondeville, au théâtre d'Epidaure.

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Serdaigle ou Poufsouffle?

Test trouvé chez Aranna

Serdaigle: 72%
Poufsouffle: 68%
Serpentard: 62%
Gryffondor: 48% (hum...)

 

The sorting hat says that I belong in Ravenclaw!


Said Ravenclaw, "We'll teach those whose intelligence is surest."

Ravenclaw students tend to be clever, witty, intelligent, and knowledgeable.
Notable residents include Cho Chang and Padma Patil (objects of Harry and Ron's affections), and Luna Lovegood (daughter of The Quibbler magazine's editor).

The sorting hat says that I belong in Hufflepuff!

Said Hufflepuff, "I'll teach the lot, and treat them just the same."

Hufflepuff students are friendly, fair-minded, modest, and hard-working. A well-known member was Cedric Diggory, who represented Hogwarts in the most recent Triwizard Tournament.

The sorting hat says that I belong in Slytherinr!

Said Slytherin, "We'll teach just those whose ancestry is purest."

Slytherin students are typically cunning and hungry for power. Important members include Draco Malfoy (Harry's nemesis), Professor Severus Snape (head of Slytherin), and Lord Voldemort.

The sorting hat says that I belong in Gryffindor!

Said Gryffindor, "We'll teach all those with brave deeds to their name."

Students of Gryffindor are typically brave, daring, and chivalrous.
Famous members include Harry, Ron, Hermione, Albus Dumbledore (head of Hogwarts), and Minerva McGonagall (head of Gryffindor).

Take the most scientific Harry Potter Quiz ever created.

Get Sorted Now!

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14 janvier 2008

Quo vadis?

Bien. Je suis en période de partiels. Le stress, les insomnies et tout ce qui va avec. Par conséquent, je ne suis pas trop d'humeur à poster ici. Mais, en ce moment, j'ai des sortes d'envies bizarres. Vous pourrez peut-être me retrouver sur mon Lj, sur certaines communautés, ou sur ffnet. Cliquez sur l(es) image(s) qui vous intéresse(nt). Ne vous inquiétez pas, rien ne dit que je tiendrai plus d'une semaine sans poster ici ^^

ARBRE_DES_RAVENCLAW


Workin__hard_by_jadntonichw

Blaise____Half_Blood_Prince__by_verauko

Portrait_de_groupe

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10 janvier 2008

Libera nos a furore Normannorum!

Sans cesse entre rire et larmes depuis quelques jours. Insomnies chroniques, à croire que plus je suis fatiguée, moins je n'arrive à dormir. Bonnes notes en pagaille, c'est trop beau pour durer. Dans ces moments-là, je revois ma treizième place de premier concours blanc, puis la danse du trois, qui prit la tête pour le deuxième. Contentement et appréhension mêlés: cela va-t-il durer? Ma Fortune ne risque-t-elle pas de s'acoquiner avec celle de Lucius et, sinon de me transformer en âne, du moins de me laisser tomber au moment des examens déterminants? Au plus profond de moi, une espèce de nœud. Une envie irrépressible de chocolat, un besoin essentiel de thé, encore et encore. À côté de ça, la réalité de mon corps qui ne supporte plus les nuits de trois heures, mes yeux qui peinent à rester ouverts, la migraine qui menace à longueur de journée telle le fer au-dessus de la nuque de Damoclès.

Quand j'entrevois entre mes doigts écartés la silhouette de deux chiffres dont le rouge agresse ma pupille dilatée, une sorte d'incompréhension euphorique me fait monter les larmes aux yeux. Une espèce de rictus nerveux envahit ma bouche et je reste hébétée devant ma copie. Alors d'un coups, comme si la jubilation m'avait vidée de mes dernières forces, la fatigue s'empare de moi, s'abat lourdement sur mes épaules et m'oppresse, vainqueur.

D'autre fois, c'est l'inverse: je somnole tranquillement sur mes notes quand le professeur nous distribue l'extrait d'un auteur dont le nom résonne à mes oreilles: Polybe. Polybe. Polybe. À cause de lui, je me suis crevé les yeux sur mon écran jusqu'à des heures indues pour en savoir un peu plus sur la mort d'Archimède, sur le siège de Syracuse, sur Hiéronyme. Les souvenirs sont frais. Je suis contente de voir que mes recherches ont servi. Le professeur commence la lecture de la voix douce, en une sorte de berceuse. Il nous conte l'histoire de cet homme qui se lia d'amitié avec Scipion Emilien. Le texte avance, mes idées s'agitent, mon esprit mal tourné aussi; le texte avance et ne fait que m'encourager dans ma voie. Je n'y tiens plus: j'observe attentivement la photocopie. P.1101, Histoire ed. La Pléiade. Ce n'est pas moi, c'est le texte. Je vois double tout d'un coup, et intérieurement, je souris jusqu'aux oreilles. Crise de jalousie: mon ricanement bête résonne dans la boîte vide de mon cerveau. En sortant de cours, j'aurai l'envie saugrenue d'écrire une fic sur des auteurs grecs et des hommes politiques latins. Je ne sens plus ma fatigue: je suis légère et souriante.

Lorsqu'en thème latin je comprends non solum qu'il faut savoir traire les brebis et faire du fromage, sed etiam connaître l'histoire de la prison et de l'incarcération pour éviter les md et tmd qui jalonnent mes copies, la fatigue revient à l'assaut. Et je ris silencieusement. Et je baille. À tel point que mes yeux pleurent.

Une pensée pour melendili en écrivant Rogerius, rex Siculorum. Une autre pour el Teckel en traduisant un texte grec sur « l'amour discret unissant Achille et Patrocle » (dixit M. le professeur, traduisant la pensée de célèbre Eschine). Une pour Lu et Mimy en discutant avec une fan de Hegel et de Benjamin (preuve que l'on trouve tout en Lettres Classiques). Une autre pour la Chaussette en révisant ma culture gé, mélangeant allègrement dates et générations d'empereurs.

Bref, une bonne semaine, malgré le manque de sommeil flagrant et le devoir d'histoire latine qui m'attend demain matin. Je pense bien à vous,

Inci

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08 janvier 2008

Planning

Levée à onze heures ce matin, je n'ai pourtant pas réussi à récupérer de mes trois dernières nuits presque blanches. Insomnies interminables, ventre noué, des litres de thé avalés et des tablettes de chocolat croquées. Ce dossier sur Syracuse n'en finissait pas et m'angoissait. Je dois le rendre tout-à-l'heure et j'y ai posé un point final ce matin, à quatre heures.
Mes yeux se brouillaient à force de lire Tite-Live et Polybe sur l'écran. Le mal de crâne menaçait. Mais j'y suis arrivée! Maintenant je connais tout de la vie de Timoléon et de Hiéron II. Bientôt, j'aurai le courage d'aller compléter les articles de Wikipédia qui manquent d'informations. Mais pour l'instant, pause de quelques minutes.
Après je pars en cours. Je suis les cours. Je m'entasse dans le métro à 19h. Je révise mon grec moderne pour demain et je fais mon thème latin pour jeudi.Puis je dois aussi réviser mon histoire de Rome sous l'Empire, avec son extension etc. Et l'Antiquité tardive, avec les Wisigoths et autres Goths. Puis l'évolution du pouvoir du Prince et des institutions sous l'Empire. J'en baille d'avance...
Et après, partiels. Il faut que je révise. Et bien, si possible. Mais je sens que Beaumarchais et Molière vont passer très vite, de même que la rhétorique. Je vais m'attarder sur le latin et le grec, parce que ça, ça en vaut la peine.
Ensuite? C'est fini. Vacances jusqu'au 11 février. En tout, trois semaines de vacances supplémentaires, avant d'attaquer le deuxième semestre, placé sous le signe de la linguistique grecque.

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06 janvier 2008

Dénouement

Photobucket

Je le sens, ces deux-là n'en ont plus pour très longtemps. Il n'y a qu'à voir comme elle observe ses ongles pendant qu'il parle. L'air absent, le regard vague, elle lance quelque acquiescement de temps à autre, boit une gorgée de vin pour se donner contenance. D'ailleurs, elle n'y fait pas attention à son vin: elle en a déjà bu plusieurs verres. Elle n'a pas l'habitude: ses yeux se voilent, ses joues rosissent. Mais lui n'a rien remarqué. Il parle sans trop savoir ce qu'il raconte, pour combler le vide qui s'installe entre eux. Il est concentré sur sa viande. Son œil dévie régulièrement vers le nœud blanc du tablier qui s'agite non loin de lui, puis glisse subrepticement en dessous avant de revenir sur son assiette. Il lui arrive de lever la tête; il la regarde mais ne la voit pas. Bientôt il se taira pour commander le dessert. Alors elle passera son doigt sur la nappe pour ramasser les miettes une à une et les porter à sa bouche. Il se resservira du vin avant de lui en proposer, par automatisme. Elle acceptera. Lorsque la serveuse apportera l'addition, il lui effleurera la main. La femme fera mine de n'avoir rien vu. Tiens, étrange...
Elle a vidé son verre d'eau à mon pied. S'est resservie elle-même du vin dans le verre à eau. Son regard dérive vers le noeud blanc, remonte le long du dos, de la nuque. Ses doigts effleurent ceux de la serveuse apportant l'addition. Elle se lève, un léger sourire au coin des yeux, et s'en va. Il la regarde partir: il n'a pas tout compris. Il tourne la tête et voit son chapeau rouge à travers mes feuilles, pour la dernière fois probablement.

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Obsolète?

Durant deux semaines, je me suis acagnardée: en véritable lendore, j'ai boulevardé et journoyé. Ma cagnardise n'a eu d'égale que mon adephagie: avec mes amis gastrolâtres, nous avons gobichonné à qui mieux mieux et mangé à ventre déboutonné! Ne reste plus qu'à supplier Chronos de ralentir quelque peu et à rendre grâce à notre protectrice Hébé.

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04 janvier 2008

Nocturne

goghC'est amusant comme le chant de la pluie sur le toit de la véranda trouve son écho au creux de mon cœur. Dans la maison, les bruits se sont éteints, et seules quelques lumières demeurent. Un pas s'étouffe, un ordinateur expire: il fait nuit, tout s'est endormi. Seule, dans ma chambre, je veille. Plafonnier silencieux, mes petites lampes me tiennent compagnie ce soir. Les rideaux sont tirés sur le ciel opaque, et mes lunettes s'embuent à la chaleur de l'infusion ambrée.

Les tomes de l'Encyclopedia gisent sur mon tapis poussiéreux; mon lit est dans le désordre le plus complet, exhalant encore quelques fragrances ensommeillées. Quelques bonbons à la violette épars. Une tasse vide, aux parois obombrées par les écrivains anglais, même si Wilde était irlandais. Et çà et là, sur mes murs, des morceaux de souvenirs, des miettes de voyage.

BuranoQuatre Grasses en Grèce; la main verte du maudit; Prince Thomas, d'Uccle; un toréro de Ronda; un jeu de cartes revisité; des cartes postales, souvenirs estivaux d'amies revenues; des photos d'amies plus revues, et de Papy, disparu. Partout des livres et des bandes dessinées, lus, commencés, abandonnés ou ignorés. Et la ruelle accueillante de Burano, avec son linge aux fenêtres et ses couleurs si vives.

Il y a quelques années, j'y étais. Dans plusieurs années, y serai-je?

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