02 octobre 2009

Ce n'est pas dans mes habitudes, mais...

D'ordinaire, je ne regarde pas les publicités dans le RER/métro/autre. Ou du moins, je ne m'en souviens pas, je ne les remarque pas. Cependant - et c'est la note de Mimy qui m'a rappelé ce fait étonnant - j'ai retenu les pub de Bocage. Je les adore. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais leur style "dessin" et l'humour un peu bizarre ont attiré mon œil immédiatement l'autre jour, sur le quai.
(Pour Istanbul, j'ai déjà écrit trois paragraphes... patience! Il faut d'abord que je me remette de l'épreuve "vacataire à l'UFR de latin" et des mes cours de programmation fonctionnelle "alors là, l'argument de la fonction type f(x) est une fonction - au secours!". D'accord?)

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27 septembre 2009

Bientôt...

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Un récit plus complet...

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20 septembre 2009

Back from Istanbul

  1. Les senteurs fortes et subtiles du bazar égyptien.
  2. Les couleurs éclatantes et agressives du grand bazar.
  3. Le goût amer, juste ce qu'il faut, du thé brûlant.
  4. Le silence recueilli, mystique, des mosquées aux fresques apaisantes.
  5. Le chant frénétique, envoûtant, du muezzin dans le silence du petit matin.
  6. Les couleurs estompées du lever du soleil sur le Bosphore nuageux.
  7. Cette odeur de bois chauffé par le soleil, qui me rappelle un peu celle du chalet à Saint Gervais.
  8. Les pieds nus qui s'enfoncent dans l'épais tapis de la mosquée.
  9. Le goût liquoreux, très sucré, de ces petits beignets ronds vendus sur la place, dès le coucher du soleil.
  10. La douceur chaude et confortable de mon écharpe, dans le vent frais du soir.

De retour d'Istanbul. Demain, je travaille à la fac. Les photos arriveront sous peu: ce soir je ne suis pas chez moi.

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12 septembre 2009

Magazine

Il est amusant de se rendre compte qu'on attend et dévore le catalogue IKEA avec le même empressement, la même fébrilité que d'autres mettent à lire Télérama, Studio ou je ne sais quel autre magazine...

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11 septembre 2009

Ode to my family

Il y a pire que d'être seul: être entouré de gens murés dans leur silence, dans leurs habitudes, de gens qui ne regardent pas autour d'eux. Figures paternelle et maternelle, toujours là quand il s'agit de faire une remarque, une critique, de dire que ça ne va pas, qu'il faut faire plus. Jamais le reste du temps. Travailler de plus en plus, de moins en moins à la maison, là n'est pas le problème. Mais même présents, elles sont absentes. Lunettes sur le bout du nez, casque sur les oreilles, les yeux plongés dans l'écran de l'ordinateur, chacun le sien, pour plus d'incompréhension. Le jeu, le blog. Parler dans ces moments-là ne sert plus à rien.

À table, le géniteur arrive après la bataille, occupé qu'il était à perdre son tournoi. Le frère arrive en retard, occupé qu'il était à jouer en ligne; repart en quatrième vitesse, préoccupé qu'il est à l'idée d'être en retard pour son raid. Les rares moments où il est là, il monopolise la parole, de ses mots hachés, bousculés, trop enthousiastes; il obstrue les oreilles de ses formules, de ce qu'il a appris en cours. C'est bien, l'enthousiasme. Et quand je m'avise de glisser un mot, la génitrice ne l'entend même pas: elle parle de la cuisson du gâteau au fils, droit comme un i quand je suis avachie par la lassitude.

Quant à l'absente, la sœur, elle me rappelle une parabole que je n'ai jamais comprise au catéchisme. Celle du fils prodigue. J'ai toujours été de l'avis du frère, furieux parce qu'on fait la fête pour le fils qui était parti et qui avait dilapidé tout son argent. « Voilà tant d'années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres, [dit-il à son père]; et, à moi, tu n'as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui! » Dans son école d'ingénieur, on lui paye appartement et vivres. Quand elle revient, c'est le branle-bas de combat, il n'y en a que pour la revenante. Et on prépare tout pour l'année à venir. Et on complète la vaisselle. On fait le plein de nourriture. On achète un pécé tout neuf pour celle qui a fait cramer le sien. Quand j'ai le malheur de dire que je veux partir, on m'annonce que le compte en banque est vide. Ah. Ah. Ah. Je n'ai pas « la chance » de travailler assez loin pour avoir droit à quoi que ce soit.

Si ce n'est ce silence. Ces murs. Ces dos voûtés et ces yeux hagards. Et je suis pareille. Envie et incompréhension. Il y a des fois où le mal être qui m'habitait en prépa resurgit violemment, douloureusement.

Volonté de partir.

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28 août 2009

Poison

Rongée par la jalousie, dévorée par l'envie.

Je ne connais rien de plus douloureux.

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24 août 2009

Entracte

Le week-end dernier, grâce au 15 août, j'ai eu trois jours de ''vacances''. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis alors parie dans le sud, chez ma grand-mère. Trois jours de vraies vacances, avec soleil, ciel limpide, et même un petit bout de mer Méditerranée.

Dès la sortie du train de nuit, il est sept et demi du matin, gare des Arcs, l'odeur méridionale m'assaille. Cette odeur de vacances chaude et épicée. Un savant mélange de résine de pin, de romarin et de terre rouge.

Nous arrivons à la maison pour le petit déjeuner. Puis sieste au soleil matinal et baignade avant de partir jouer des coudes dans la foule du marché. L'après-midi, sieste réparatrice, après cette mauvaise nuit dans les « sièges allongés » du Lunéa.

Le lendemain, promenade sur la côte d'Azur en voiture, déjeuner en bord de mer, tremper les orteils dans la mer – non sans s'être brûlé la plante des pieds sur le sable – et visite à mon grand-oncle où je retrouve avec joie mon parrain. Baignade et glandouille au programme.

Le lundi matin, il faut déjà repartir. Ces deux jours et demi ont été courts, mais ma foi, je ne les regrette pas. Quelques jours de vacances au milieu de mon mois à la banque: rien de tel pour remonter le moral. Je n'avais pas envie de rentrer.

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13 août 2009

Note fiduciaire

Je viens de me rendre compte que je n'avais pas posté depuis plus d'une semaine: rien ne va plus! Cela dit, vous aurez remarqué les quelques articles publiés sur mon site...
Depuis presque deux semaines je découvre le monde de la banque. Les chèques au montant faramineux qui se perdent, les gens qui vous engueulent parce que vous leur demandez leur pièce d'identité, les dizaines de formulaires de remise de chèque à refaire parce que "le zéro n'est pas au bon endroit", les gens qui se pointent à l'accueil "Où est-ce que je peux changer mon billet de 500?"* etc. Ce n'est pas de tout repos, et pas toujours très gratifiant. Heureusement, un mois d'août à Versailles, c'est calme. Très calme.
Et le côté positif de ce boulot, c'est la destruction des chéquiers: mettre toute sa mauvaise humeur dans la mise en pièces des chéquiers, tout déchirer et arracher avec hargne. Et couper les cartes bleues en petits morceaux, faire sauter les miettes un peu partout. Rayer d'un geste rageur, une moue vengeresse sur le visage, la pièce annihilée dans le registre.
Et maintenant, je saurai que les élèves de HEC sont de vils profiteurs. Les comptes que leur offre la banque (on se farcit quand même cinq cents dossiers à remplir à la main!), il les abandonnent à la fin de leurs études, avec un découvert de 300 euros... Vive la gratitude! Je me doutais bien que les gens de ces milieux-là étaient des requins, mais à ce point-là!
Tout ça pour dire que je n'ai pas vraiment le coeur à l'ouvrage en ce moment. Je rentre le soir lessivée, ayant à peine le courage de me faire à manger (je me nourris essentiellement de tomates et de mozzarelle ces derniers temps...).
Demain soir, je pars pour le week-end, dans le sud chez ma grand-mère. De retour lundi après-midi.
Bon week-end!

* Oui oui, pour la première fois de ma vie, j'ai vu de mes yeux vu, un billet de 500 euros! Même qu'ils sont roses...

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04 août 2009

Conditionnel passé

J'aurais envie de vous parler de cette soirée en terrasse, place du marché, et de cette lumière si belle qui découpait le château dans un ciel or et mauve. De ce contre-jour superbe qui dentelait les dorures du toit royal. De cette ambiance si particulière à l'heure vespérale dans les rues de Versailles.
J'aurais aimé vous raconter ma sortie, il y a un peu plus d'une semaine, au musée de la vie romantique: cette maison nichée entre deux immeubles haussmanniens, ce jardin étriqué regorgeant de mille fleurs, ce marronnier indiquant le chemin, sorti de façon incongrue dans la rue.
Je souhaiterais vous raconter mon séjour au CCAS et le changement radical d'ambiance que j'ai vécu en passant dans le monde de la banque. Je pourrais même vous incorporer ici la vidéo extraite du film de Mary Poppins, avec la chanson qui m'effrayait tant quand j'étais plus petite: "Deux pences, bien placés, dans une banque"...
Je pourrais aussi vous décrire la lune d'hier soir, presque pleine, dans son écrin de nuages imbibés d'encre de Chine. Une image tout droit sortie des films de Tim Burton.
Malheureusement, il est tard, mes photos sont encore sur mon appareil et demain je me lève tôt. Je n'ai absolument pas le courage de vous montrer quoi que ce soit.
Bonne nuit...

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27 juillet 2009

A la manière de...

Ce soir, assise sur ma terrasse, j'observe le ciel. Un ciel d'un bleu méridional, profond, éclatant. Un bleu de Provence, peu s'en faut. Sur ce fond céruléen se découpe le noisetier dans toute sa verdeur, profondément splendide. Fier, il dresse son feuillage, comme s'il s'adressait au ciel. Et là-haut, juste au-dessus de faîte de l'arbre, incongrue dans ce vide bleu et diurne, le fin croissant de la lune, blanc, un peu transparent mais bien visible.
A la manière de Magritte.

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