Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

dimanche 1 novembre 2009

Back to La Bruyère

Haha! J'ai un contrôle de maths la semaine prochaine. Déjà, en soi, ça fait bizarre de dire "j'ai un contrôle de maths"...
Mais le problème c'est que je ne peux pas assister aux cours (pour cause de chevauchement). Et là, je révise sur le poly des histoires louches de factorielles, d'arrangements et de combinaisons, et je ne comprends rien! C'est mal barré les amis! J'ai six jours pour comprendre et intégrer la chose, sinon je n'aurai pas la moyenne... Humph.

Posté par incitatus à 12:52 - Je raconte ma vie - Commentaires [2] - Permalien [#]


samedi 24 octobre 2009

Misanthropie

Il y a des jours, je déteste le genre humain dans son ensemble.
Je crois même que je déteste encore plus le sous-ensemble d'humains, que l'on appellera [[sœur]] pour ne viser personne. Et l'individu désigné par la constante c appartenant  au sous-ensemble [[sœur]] y est pour beaucoup.
Elle se plaint qu'un mois et demi loin de la maison, c'est long. Je réplique "ouais, bof, ça passe vite" d'un air peu convaincu. Et là, du tac-au-tac, l'individu du sous-ensemble [[sœur]] cité ci-dessus, argument du prédicat unaire G="est une garce", me répond: "Tu verras quand tu seras partie de la maison."
Je te l'aurais bien jetée dans la Seine, juste à côté! Mais le fleuve n'a rien fait pour mériter ça; au contraire, c'est bien souvent le seul élément de ma morne vie passée dans les transports en commun qui me fait encore sourire. C'est le seul élément qui m'apaise et calme l'aigreur qui me ronge les sangs depuis deux ans.
"Tu verras quand tu seras partie de la maison." Non mais je rêve...

1320095444_small

Posté par incitatus à 00:57 - Je raconte ma vie - Commentaires [6] - Permalien [#]

jeudi 22 octobre 2009

Mélange des genres

En ce moment, constatation aberrante mais amusante, mon navigateur Firefox fait se côtoyer des onglets qui n'ont rien à voir... Youtube - Skins saison 3, mais je crois que je vais arrêter là le massacre, - Wat - One Piece épisode 380, - Wikipedia - articles "Graphe hamiltonien" et "Slash" (amusant de voir ce que raconte une encyclopédie sur la fanfiction), - mon blog et ffnet...
Voir cet article sur la théorie des graphes à côté de la page ffnet m'a fait doucement sourire, et je me suis rendu compte d'une chose: j'ai de la chance de faire des études que j'adore et qui me laissent du temps à côté pour vaquer à mes occupations de midinette...

Posté par incitatus à 21:03 - Je raconte ma vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 13 octobre 2009

Paradoxes

Dans la maison, il commence à faire froid; il va bientôt falloir rallumer le feu dans la cheminée et les radiateurs dans les chambres. Dehors, les odeurs d'humus et de feu de bois se sont levées, annonçant l'hiver. Le matin, il fait nuit, même si dans les tripes de Paris, il n'a jamais fait jour. Je suis fatiguée, mais je déborde d'énergie: moi-même je ne comprends pas.

Dans ma chambre fraîchement rangée, je me sens chez moi plus que jamais. Coussins et plantes à foison. Livres partout, je ne sais plus où les ranger. Ici, une paire de boucles d'oreilles égarée, là un bout de cours de mathématiques. Les feuilles mortes et paires de chaussettes qui jonchaient le sol ont disparu. Et l'amandier turquoise de Van Gogh me séduit toujours autant. Pourtant, je regarde de plus en plus souvent les sites de petites annonces. J'attends toujours une réponse de la BPI. Je sais que les espoirs sont presque nuls. Mais qu'importe, le délai n'est pas passé.

Pour l'instant, la plupart de mes cours m'enthousiasme – théorie des graphes, logique des prédicats, programmation fonctionnelle – même si je suis quelquefois complètement larguée (mais qu'est-ce que peut bien signifier 20! ? Qu'est-ce que peut bien être cette histoire de combinatoire?). Alors je m'accroche. Et pour la première fois depuis cinq ou six ans, j'ai l'impression que mes neurones sont connectés. Je sors d'un cours où l'on a parlé de problèmes passionnants - si si, c'est vrai (« Un homme devait faire traverser un loup, une chèvre et un très gros chou dans un bateau. Le bateau était tellement petit, qu'il ne pouvait embarquer qu'un des trois et lui-même pour chaque traversée. Comment peut-il faire pour les faire traverser tous les trois sans laisser l'occasion au loup de manger la chèvre ou à la chèvre de manger le chou ? ») - et j'ai le cerveau fatigué. Mais je me sens bien, apaisée, comme si le fait d'avoir réfléchi à un problème qui a une seule et vraie solution avait réveillé des connexions neuronales que j'avais oubliées depuis longtemps.

IMGP0001

De plus, comme je n'ai plus de littérature du tout, je peux lire ce que bon me semble. Certes, la lecture assidue du cours de linguistique de Saussure ou des problèmes de Benveniste me serait plus salutaire. Mais pour l'instant, mes envies sont plus directes, abruptes: je veux du suspens, de l'aventure, de l'action. Si possible dans un contexte historique, avec des personnages classes. Et je viens de finir, haletante, La Marque de Windfield, qualifié de « thriller victorien » par les critiques. J'ai tout simplement adoré. Et si je n'ai pas pleuré, c'est parce que j'étais dans le train.

J'aimerais en dire plus, mais je n'ai pas vraiment le temps: j'ai encore un TP à préparer pour demain...

Posté par incitatus à 23:32 - Je raconte ma vie - Commentaires [6] - Permalien [#]

Il était une fois...

... les inscriptions pédagogiques vues de l'intérieur.

À peine avais-je rendu mon tablier à la banque que je repartais vaillamment sur le champ de bataille. Une amie m'avait aiguillée vers l'UFR de latin: ils recherchaient des vacataires pour les inscriptions en septembre. Absolument inconsciente, n'écoutant que mon courage (vous remarquerez que les deux vont souvent de paire), je leur offris mon curriculum sur un plateau d'argent, et ils s'empressèrent de l'accepter. Tout cela se passait juste avant mon départ pour Istanbul. Le jour de mon retour, il me fallait être à Malesherbes à onze heures.

Le jour J, j'étais là-bas en avance. Parfait, j'avais le temps de potasser la brochure et de manger avant l'entrée des fauves dans l'arène, les fauves étant interprétés par de frêles Classiqueux et quelques CAMC*, et la susdite arène n'étant autre que la fameuse salle 345. Naïve que j'étais alors! Il me fallut déjà un quart d'heure pour trouver mon employeur: il était dans le bureau des Lettres Modernes, à décider des horaires de littérature! Le matin des inscriptions! Bref, ce n'était là que la pointe du bout de la partie émergée de l'iceberg.

Déménagement des tables, rédaction des panneaux d'affichage, redirection des brebis galeuses perdues, dissertation et explications détaillées sur « peut-on faire du grec moderne et de l'italien » ou « pourquoi faire du latin confirmé est plus intelligent que faire de la culture latine »... Il faut savoir qu'un vacataire doit tout faire, tout savoir et être entreprenant, parce qu'au secrétariat, ça ne suit pas. Quatre jeunes filles, anciennes Classiqueuses ou CAMC, auxquelles on a confié l'avenir de ces filières-dinosaures. Mais après tout, les petits L1 et L2 sont très gentils. Et si le premier jour fut épuisant, le second fut vide. Quelques âmes en peine venues se renseigner: on se les disputait presque. Dire qu'on nous annonçait un raz-de-marée! Plutôt tranquille somme toute. C'est parce que j'ignorais tout du sort qui m'attendait à la Sorbonne-mère.

Mercredi, un quart d'heure en avance. Salle fermée, UFR fermé, des dizaines d'étudiants massés en masse, si si, en masse, devant la salle. Je la connais déjà cette salle, pour y avoir fait la queue trois heures durant l'année précédente. Cette fois, j'ai la chance d'être de l'autre côté du miroir bureau. Neuf heures moins cinq, je commence à m'inquiéter. Enfin, une collègue, l'appariteur. La porte s'ouvre. Pas la moindre trace des fiches pour les inscriptions. Seules les fiches « CAPES - AGREG » jonchent le bureau. Au secours! Je monte en catastrophe à l'UFR, qui, entre temps, a ouvert ses portes. Branle-bas de combat, la débâcle est proche, je demande les fiches. Panique à bord, personne ne sait, non j'exagère, mais presque.

Munie de mes précieuses fiches – my preciousssss – et des horaires que nous fixons à même le mur – les Modernes se sont emparé de toute la place disponible sur les panneaux, j'entre d'un pas triomphant dans la F363. Ma collègue de latin est arrivée, ainsi que les grecs. Tout va pour le mieux: on s'installe. Commence alors un long défilé de LMA*, FLE*, LM*, bonjour, je n'ai pas les horaires, c'est affiché dans le couloir, je n'ai pas vu les horaires, c'est affiché dans le couloir, vous n'avez pas les hor... c'est affiché dans le couloir. Toute la journée. Nous nous disputons nos Lettres Classiques, nous crions de joie lorsque l'un d'eux demande le parcours Linguistique. Les CAMC sont venus en groupe: on n'en a pas revu après. Deux jours durant, les Modernes ont persisté à demander la culture latine, malgré nos tentatives de séduction – mais vous savez, ce n'est pas difficile le latin moyen, ça reste du latin pour Lettres Modernes, il faut pas vous effrayer – mépris et regard hautain des Classiques sur les Modernes. Plaisir partagé des quatre abandonnés.

Pendant deux jours, pas une seule fois nous n'avons eu la visite de l'UFR. Rien. Et si nous n'avions pas été au courant, personne n'aurait été là le vendredi pour seconder la littérature et la langue française. Les inscriptions continuaient, mais les UFR n'avaient pas prévenu l'UFR de latin. Les choses sont graves. Quand je pense que... non, je ne pense pas: trop risqué. Il n'empêche, le Latin, c'est le pire de tous les UFR. Il faut vraiment être désespéré pour se décider à aller leur demander une information. Mais je vois que je fais de la concurrence à Mimy, alors je m'arrête là. Récit de la suite au prochain épisode!

*Notes: CAMC (Culture antique et monde contemporain), LMA (Lettres modernes appliquées), FLE (Français langue étrangère), LM (Lettres modernes, tout simplement). UFR (Unité de formation et de recherche).

Posté par incitatus à 01:04 - Je raconte ma vie - Commentaires [3] - Permalien [#]

vendredi 11 septembre 2009

Ode to my family

Il y a pire que d'être seul: être entouré de gens murés dans leur silence, dans leurs habitudes, de gens qui ne regardent pas autour d'eux. Figures paternelle et maternelle, toujours là quand il s'agit de faire une remarque, une critique, de dire que ça ne va pas, qu'il faut faire plus. Jamais le reste du temps. Travailler de plus en plus, de moins en moins à la maison, là n'est pas le problème. Mais même présents, elles sont absentes. Lunettes sur le bout du nez, casque sur les oreilles, les yeux plongés dans l'écran de l'ordinateur, chacun le sien, pour plus d'incompréhension. Le jeu, le blog. Parler dans ces moments-là ne sert plus à rien.

À table, le géniteur arrive après la bataille, occupé qu'il était à perdre son tournoi. Le frère arrive en retard, occupé qu'il était à jouer en ligne; repart en quatrième vitesse, préoccupé qu'il est à l'idée d'être en retard pour son raid. Les rares moments où il est là, il monopolise la parole, de ses mots hachés, bousculés, trop enthousiastes; il obstrue les oreilles de ses formules, de ce qu'il a appris en cours. C'est bien, l'enthousiasme. Et quand je m'avise de glisser un mot, la génitrice ne l'entend même pas: elle parle de la cuisson du gâteau au fils, droit comme un i quand je suis avachie par la lassitude.

Quant à l'absente, la sœur, elle me rappelle une parabole que je n'ai jamais comprise au catéchisme. Celle du fils prodigue. J'ai toujours été de l'avis du frère, furieux parce qu'on fait la fête pour le fils qui était parti et qui avait dilapidé tout son argent. « Voilà tant d'années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres, [dit-il à son père]; et, à moi, tu n'as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui! » Dans son école d'ingénieur, on lui paye appartement et vivres. Quand elle revient, c'est le branle-bas de combat, il n'y en a que pour la revenante. Et on prépare tout pour l'année à venir. Et on complète la vaisselle. On fait le plein de nourriture. On achète un pécé tout neuf pour celle qui a fait cramer le sien. Quand j'ai le malheur de dire que je veux partir, on m'annonce que le compte en banque est vide. Ah. Ah. Ah. Je n'ai pas « la chance » de travailler assez loin pour avoir droit à quoi que ce soit.

Si ce n'est ce silence. Ces murs. Ces dos voûtés et ces yeux hagards. Et je suis pareille. Envie et incompréhension. Il y a des fois où le mal être qui m'habitait en prépa resurgit violemment, douloureusement.

Volonté de partir.

img_1132253015622

Posté par incitatus à 20:46 - Je raconte ma vie - Commentaires [3] - Permalien [#]

vendredi 28 août 2009

Poison

Rongée par la jalousie, dévorée par l'envie.

Je ne connais rien de plus douloureux.

envie_003 envie_004

Posté par incitatus à 22:35 - Je raconte ma vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 13 août 2009

Note fiduciaire

Je viens de me rendre compte que je n'avais pas posté depuis plus d'une semaine: rien ne va plus! Cela dit, vous aurez remarqué les quelques articles publiés sur mon site...
Depuis presque deux semaines je découvre le monde de la banque. Les chèques au montant faramineux qui se perdent, les gens qui vous engueulent parce que vous leur demandez leur pièce d'identité, les dizaines de formulaires de remise de chèque à refaire parce que "le zéro n'est pas au bon endroit", les gens qui se pointent à l'accueil "Où est-ce que je peux changer mon billet de 500?"* etc. Ce n'est pas de tout repos, et pas toujours très gratifiant. Heureusement, un mois d'août à Versailles, c'est calme. Très calme.
Et le côté positif de ce boulot, c'est la destruction des chéquiers: mettre toute sa mauvaise humeur dans la mise en pièces des chéquiers, tout déchirer et arracher avec hargne. Et couper les cartes bleues en petits morceaux, faire sauter les miettes un peu partout. Rayer d'un geste rageur, une moue vengeresse sur le visage, la pièce annihilée dans le registre.
Et maintenant, je saurai que les élèves de HEC sont de vils profiteurs. Les comptes que leur offre la banque (on se farcit quand même cinq cents dossiers à remplir à la main!), il les abandonnent à la fin de leurs études, avec un découvert de 300 euros... Vive la gratitude! Je me doutais bien que les gens de ces milieux-là étaient des requins, mais à ce point-là!
Tout ça pour dire que je n'ai pas vraiment le coeur à l'ouvrage en ce moment. Je rentre le soir lessivée, ayant à peine le courage de me faire à manger (je me nourris essentiellement de tomates et de mozzarelle ces derniers temps...).
Demain soir, je pars pour le week-end, dans le sud chez ma grand-mère. De retour lundi après-midi.
Bon week-end!

* Oui oui, pour la première fois de ma vie, j'ai vu de mes yeux vu, un billet de 500 euros! Même qu'ils sont roses...

Posté par incitatus à 22:14 - Je raconte ma vie - Commentaires [3] - Permalien [#]

mardi 4 août 2009

Conditionnel passé

J'aurais envie de vous parler de cette soirée en terrasse, place du marché, et de cette lumière si belle qui découpait le château dans un ciel or et mauve. De ce contre-jour superbe qui dentelait les dorures du toit royal. De cette ambiance si particulière à l'heure vespérale dans les rues de Versailles.
J'aurais aimé vous raconter ma sortie, il y a un peu plus d'une semaine, au musée de la vie romantique: cette maison nichée entre deux immeubles haussmanniens, ce jardin étriqué regorgeant de mille fleurs, ce marronnier indiquant le chemin, sorti de façon incongrue dans la rue.
Je souhaiterais vous raconter mon séjour au CCAS et le changement radical d'ambiance que j'ai vécu en passant dans le monde de la banque. Je pourrais même vous incorporer ici la vidéo extraite du film de Mary Poppins, avec la chanson qui m'effrayait tant quand j'étais plus petite: "Deux pences, bien placés, dans une banque"...
Je pourrais aussi vous décrire la lune d'hier soir, presque pleine, dans son écrin de nuages imbibés d'encre de Chine. Une image tout droit sortie des films de Tim Burton.
Malheureusement, il est tard, mes photos sont encore sur mon appareil et demain je me lève tôt. Je n'ai absolument pas le courage de vous montrer quoi que ce soit.
Bonne nuit...

Posté par incitatus à 23:15 - Je raconte ma vie - Commentaires [1] - Permalien [#]

jeudi 23 juillet 2009

En attendant

Aujourd'hui, j'ai vaincu le standard téléphonique de Paris IV, et après cinq jours d'appels sans réponse, j'ai enfin pu avoir le Service des Validations et Transferts au bout du fil. C'est impressionnant comme on a l'impression jouissive d'être vainqueur lorsque l'on obtient une réponse de l'administration, quand bien même ce serait pour se faire enguirlander!

Sinon, je n'ai plus qu'une semaine et un jour de tranquillité au C.C.A.S. de chez moi, à cinq minutes à pied de chez moi, avant d'attaquer un mois dans une banque à Versailles. Changement d'ambiance - je suppose - et de mileu.

En attendant que je trouve le courage de vous raconter plein de choses, vous pouvez retourner sur mon site: je viens d'y poster une note sur le film Coraline. D'autres viendront sûrement.

Posté par incitatus à 21:31 - Je raconte ma vie - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »