mercredi 28 mai 2008
Logique et grammaire
Bon, alors, telle que vous me voyez là (même si vous ne me voyez pas), je suis complètement dépitée. En effet, je viens de passer une heure au moins à vous concocter un très joli post sur mon dernier cours de linguistique française, que j'ai tout bonnement adoré quand les autres classiqueux s'effondraient sur leur cours, désespérés. Où est le problème, allez-vous me dire. Et le problème est le suivant: ma page firefox refuse de lire tous mes symboles et les remplace par d'affreux points d'interrogation. Je ne suis décidément pas soutenue dans mon amour de la langue. Sniff.
Pour contrer ce mauvais sort, je vais vous mettre le document en lien, alors s'il-vous-plaît, promettez-moi d'aller y jeter un coup d'oeil, que je ne l'aie pas écrit pour rien...
Logique et (mathématiques) grammaire
vendredi 4 avril 2008
Schizophrénie
Depuis la rentrée, j'ai lu.
Oui, lu! Et vous savez quoi? Ça ne m'était pas arrivé
depuis plus de trois ans. Lire le soir, sous sa couette, et rester
éveillée, tenue en haleine par une histoire. Oui, une
histoire. Pas un cours, pas une analyse littéraire, pas une
lecture sérieuse. Une histoire.
Un récit qui nous transporte dans un monde qui, s'il n'est pas
meilleur, au moins fait rêver. Pour moi, un bon livre nous fait
oublier notre vie maussade et les problèmes de métro.
Il faut que derrière mes yeux je voie défiler un film,
et que ce film me plaise. Un bon livre est un bon film. Je visualise.
Et je rêve. Trop de réaliste glauque décrivant la
misère du monde, ça peut être très beau,
pour moi ça n'a qu'un intérêt limité. Ça
ne me fait pas rêver. Au contraire même, ça
m'angoisse.
Je
disais, donc j'ai lu
Je disais donc, j'ai lu (de l'importance de la ponctuation). Qu'ai-je
lu? Oh, un peu de tout! Des romans antiques, un roman médiéval,
avec des voyages et de la magie: tout pour me plaire! Quelques
policiers historiques, avec une petite romance dissimulée
entre deux meurtres. Macbeth,
qui m'a rapidement déçue: un personnage principal aussi
pleutre ne devrait pas avoir le droit d'exister! Des mangas et des BD
par dizaines. Des romans pour midinette de treize ans, mais très
bien écrits. Quelques fics aussi, pour ne pas rouiller ^^
Harry Potter 7, of course! Comment l'oublier? J'ai même lu un
livre ''sérieux'' – Verlaine d'ardoises et de
pluie, d'une poésie
extraordinaire.
Et dernièrement (c'est-à-dire cette semaine), j'ai lu un roman classé « junior ». Et là, je me suis rendue compte que, malgré ma vision un peu naïve de la littérature, j'avais grandi. Parce que pour moi, aucun roman de sorcellerie de vaut Harry Potter. Là, je n'ai lu qu'une série de clichés, une intrigue cousue de fil blanc (je n'avais pas commencé le tome 3 – et dernier – que je savais qui était le père du héros, qui a d'ailleurs les yeux verts – toute ressemblance avec un autre personnage est fortuite), der personnages sans profondeur. Bref, la déception fut totale. Malgré tout, à la dernière page, quand j'appris que le héros avait perdu sa magie, l'âme de la lectrice que j'étais à six ans fut déçue: ça ne finissait pas si bien. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai encore au fond de moi un bout d'âme qui aime quand ça finit bien, totalement et sans condition, ce même petit bout d'âme qui hurlait en voyant que le mariage dans La Petite Sirène avait lieu sur un bateau, et qu'il n'y avait pas de carrosse, comme c'est la tradition dans les dessins animés. Par contre, mon âme (à peine) plus âgée se réjouit en voyant là, enfin – après trois tomes il était temps! – une tentative de pseudo-originalité, ou alors de sortie des sentiers cousus de fil blanc.
Entre tradition confortable et plaisir de ne pas se torturer l'esprit (je crois que c'est encore une question de paresse), recherche de l'originalité absolue et plaisir de lire une histoire triste, mais belle à pleurer, j'ai parfois l'impression d'être deux dans mon esprit.
lundi 17 mars 2008
Je couine donc je suis
Où l'on apprend qu'Incitatus est en réalité une midinette âgée d'à peine 13ans
article sponsorisé par el Teckel
Il y a des week-ends, comme ça, où tout semble sourire. Emprunts multiples de bandes-dessinées à la bibliothèque, visite pour la deuxième fois au Salon du livre, sieste, lectures de livres pour les 11-16 ans, ballade à Saint-Denis... on voit le résultat d'un tel cocktail dans la discussion du soir avec le sponsor de cette note. Couineries par dizaines, découvertes, délires éhontés, rêves & fantasmes, déclarations enflammées. En vrac, quelques considérations hautement philosophiques de la soirée.
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Ma lecture de Oh, boy! De
Marie-Aude Murail samedi matin, entre 2 et 5h. Des sourires et
beaucoup de larmes. Dire que ça faisait un an que ce livre
attendait que je l'ouvrisse (admirez le subjonctif imparfait!), un an
qu'el Teckel me l'avait prêté!
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Claude Ponti est un dieu. Si si, vous avez bien lu: cet homme est un
dieu. Et honte à celui qui ignore encore son nom! Aujourd'hui,
un quart d'heure fut consacré au feuilletage des albums, dans
le rayon 3-7 ans du stand de L'école des loisirs...
si c'est pas de l'amour! Blaise, les poussins, les animaux et autres
êtres étranges. Un monde entre merveilleux et cauchemar.
Plein de poésie et de rêve. Même ma mère
rêve de ces livres...
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« Tu seras un homme, mon fils, profiteroles et digestif. »
Tous les garçons et les filles,
de Jérôme Lambert. Lu en deux heures à peine, ce
livre pour collégien fut à l'origine de de nombre de
couinements midinettiens. Et identification maximale au héros.
À tel point que j'aurais pu avoir écrit les lignes de
certains passages moi-même. Impressionnant. Et couinesque.
Obsession sur un col blanc et la nuque de celui qui est devant. « Je
connaissais mon faible pour les cow-boys, mais là, ça
se confirmait. » Et de là, visualiser les
dantesques
dessins
d'Elvire de Cock.
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J'adore les contes de fée. Surtout quand ils ont été
revisités. Et qu'il y a un espèce de maître du
conte qui a trop la classe. Personnage récurrent et vraiment
réussi. Si certains contes sont moins bien que leur original
(comme celui de La petite Sirène),
d'autres en revanche donnent un intérêt nouveau à
l'histoire (Le Chat botté
notamment).
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Soubi, il a la classe cheveux longs – lunettes! (je vous assure,
cet individu est un mâle...)
-
Découverte de Soul Drop
à la bibliothèque, alliant personnages louches,
intrigue fantastico-policière et graphisme pas désagréable
à regarder.
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« Nils Hazard, veux-tu m'épouser? » El
Teckel s'inquiète de sa future vie de famille. J'ai d'ailleurs
consigné toutes les données compromettantes chez moi.
Ainsi, quand elle sera riche et célèbre, et mariée
à Nils Hazard, je me permettrai, avec mon esprit vil, de la
faire chanter. Par pure jalousie. Malheureusement, je n'aurais pas
besoin de ce procédé déshonnête parce que
Nils Hazard n'existe
pas
est déjà fiancé.
- Savez-vous que les bébés dryades fument de la menthe sauvage?
La conclusion de cette conversation édifiante fut que nous avions beau avoir un comportement de collégienne, nous leur étions supérieures. Nous pratiquons la midinetterie haut-de-gamme. Et ce n'est pas donné à tout le monde!
Je midinette, nous midinettons.
jeudi 28 février 2008
Mille et une questions
L'autre jour chez Madame de K, j'ai découvert un site qui, si vous vous ennuyez, vous occupera des heures durant! Vous pensez à un personnage, et le génie vous pose des question. A la fin, il a deviné. Et il est fort! Le but de ce jeu est... en fait il n'y a pas de but, mais mon but était de le piéger. Et j'y ai réussi plus d'une fois! Parce que figure-vous qu'Akinator ne connaît pas Felix Gaffiot !!! C'est une honte. Certes, il a deviné pour Robin des Bois, Hugues Capet, Homère et quelques autres. Mais certaines erreurs m'ont bien fait rire. À se demander comment il en est arrivé là. Exemples, du plus soft au plus énorme (en gras, les réponses du génie).
Catulle >> Dante
Félix Gaffiot >> JJ Rousseau
Didon >> Lucy (l'australopithèque)
Julien Solédango >> Le garçon dont vous êtes amoureux
Maxxie (Skins) >> Pimboli
Prince Thomas >> La Chose...
Maxxie VS Pimboli
Prince Thomas VS La Chose
mercredi 30 janvier 2008
Plat du jour
Aujourd'hui, de mon réveil jusqu'à il y a à peine un quart d'heure, j'ai lu et même dévoré jusqu'à la dernière page, jusqu'au dernier mot, pour n'en pas perdre la moindre lettre:
dimanche 6 janvier 2008
Obsolète?
Durant deux semaines, je me suis acagnardée: en véritable lendore, j'ai boulevardé et journoyé. Ma cagnardise n'a eu d'égale que mon adephagie: avec mes amis gastrolâtres, nous avons gobichonné à qui mieux mieux et mangé à ventre déboutonné! Ne reste plus qu'à supplier Chronos de ralentir quelque peu et à rendre grâce à notre protectrice Hébé.
mercredi 2 janvier 2008
Parce que je n'assume pas
J'ai un léger problème de conscience, que j'ai fini par résoudre à l'aide d'un compromis, approuvé par Mimy.
Grâce à ladite Mimy, j'ai pu hier regarder et couiner sur Swan Lake de Matthew Bourne. Je ne vous en dis pas plus, parce qu'en réalité, tout est écrit sur mon Lj, qui a pour fonction de recueillir mes délires potteriens et tout ce que je n'assumerais pas ici. Voici le lien, allez voir les vidéos que j'y ai mises. Vous voulez un échantillon? Voici, mais sachez que les deux vidéos postées sur mon Lj sont beaucoup mieux! ^^
lundi 17 décembre 2007
Jeu de mots laid
"Je lui diiiirai les moooots greeecs!"
(Thanks Dad ^^)
mardi 11 décembre 2007
Clitique? Vous avez dit clitique?
Un professeur parle de Racine à un élève, à la Sorbonne. Il y parle. Il lui parle. Pourquoi il lui y parle n'existe pas? Pourtant, on peut dire qu'il m'y parle, ou qu'il t'y parle! De même, saviez-vous qu'il existait un ordre préétabli pour placer les clitiques... ah, je vois le problème. Qu'est-ce qu'un clitique? C'est un tout petit mot qui, associé à un mot de base, va former ce qu'on appelle un "mot phonologique"; les deux mots (ou plus) seront alors indissociables. Par exemple: il-entend. C'est inséparable: "il" est clitique; "il" est même proclitique, puisqu'il est avant le verbe. Dans "entend-il?", "il" est enclitique. (Je vois les hellénistes dresser l'oreille.) Bref. Je disais donc, un ordre. On dit normalement "je le lui donne"; cependant, dans le pays gallo on entend souvent "je lui le donne".
Maintenant que les bases sont posées, je peux passer aux choses amusantes.Quand on pose une question, que deviennent ces clitiques? Le sujet est inversé: le proclitique devient enclitique. Ex: Viens-je? Ou mieux, Sors-je? Je crois qu'on atteint les sommets avec Mange-je? Ose-je? Dans ces cas-là, la pauvre oreille des Français n'a pas supporté la phonétique atroce de ces mots phonologiques, alors nous avons créé le -é. Mangé-je? Osé-je? Cependant, il y a toujours moyen de biaiser en demandant "Est-ce que je mange?"
De même, les clitiques avec l'impératif donnent lieu à quelques formules qui semblent aberrantes à première vue, et qui sont en réalité tout à fait correctes. Commençons doucement: Donne la lui! Donne m'en! Jusque-là, rien à signaler. Puis tout d'un coup, votre fille est en retard à l'école; vous hurlez à votre conjoint(e) "Conduis l'y!" Et si c'est vous qui êtes en retard "Conduis m'y!" et non le "moi-z-y" que l'on entend souvent et qui a été inventé de toute pièce par des Français aux mœurs étranges... Continuons: "Sur ce terrain, fais t'y une maison." "Ce devoir sur table, dispensez l'en/m'en/t'en!" (et non moi/toi-z-en). J'en ai conclu "VIVA LE TAKA!" ("T'as qu'à", parce que "T'as qu'à y faire une maison")
J'ai également entendu parler de blague de linguistes... Voyez-vous, nous disons normalement "Promets le moi" et non "Promets moi le". Et les linguistes font des trucs bizarres du genre "Rends le moi le" ou je ne sais pas trop. Bref, les linguistes font des blagues!
Enfin, le milieu de la phonétique est un milieu guerrier extrêmement violent, où les clitiques disparaissent les uns après les autres. La première victime du bloc clitique est le NE. Suivent de près pas mal de pronoms. Surveillez votre langage! A cause de vous des mots meurent chaque jour! Je lui demanderai. J'te dirai rien. C'que j'y ai demandé. Etc. C'est l'hécatombe. Pauvres clitiques...
mercredi 14 novembre 2007
Sucré
Quand il fait froid, que le rez-de-chaussée de la maison n'est pas chauffé, que je reste en pyjama toute la journée pour traduire Pétrone et Homère, que je me lasse après plusieurs heures de travail, qu'il n'y a personne chez moi, j'ai des envies de sucre. Alors ce soir, j'ai fait des crêpes. Et dans l'une d'elles, j'ai fait fondre du chocolat , j'ai émietté un marron glacé et j'ai recouvert le tout de crème Chantilly...















