jeudi 19 juin 2008
Lecture
Bon, puisque Llewella me l'a suggéré...
A] Combien de livres lisez vous par an?
B] Où les trouvez vous?
En librairie, sur internet, prêts d'amies et bibliothèque municipale.
C] Où lisez vous?
Dans le train beaucoup. Dans mon lit, quelle que soit l'heure de la journée. Et à la bibliothèque de la fac.
E] Bouquin coup de coeur de l'année?
Pffff... la question qui tue! Je n'en sais rien. Là, comme ça, j'ai envie de dire Verlaine d'ardoise et de pluie, mais il y a aussi De bons présages, American gods, Neverwhere, Oh boy!, Tous les garçons et les filles et sûrement plein d'autres que j'oublie.
F] Attraper le livre le plus proche, allez à la page 123, trouvez la 5ème phrase et recopier les 3 suivantes.
« Installé dans la salle principale du château, il regardait la mer en contrebas: aussi aperçut-il la nef qui était arrivée au port. Alors il s'est dit en lui-même que venait d'arriver le vaillant personnage dont on parlait fréquemment à la cour. Aussitôt il quitte la salle, descend les marches et sort de chez lui. » (Floriant et Florete)
G]On vous transforme en livre. Quelle
apparence avez vous, quel est votre contenu?
Un dictionnaire à l'air rébarbatif, mais dans lequel on trouve des tas de mots étranges, vétustes, oubliés, ainsi que leur histoire.
J'invite Mimy, zED, les Pitous, P'tit Lion et Aranna (comme ça on sera deux) à faire ce petit questionnaire.
lundi 24 mars 2008
Bucéphale...
... mon cousin!

Photo prise à la villa Kerylos
Etrusques et bidules
Je vous avais parlé de Mika, il y a quelques temps (mais si, rappelez-vous! Le prof de langue grecque!).
Aujourd'hui, je vais vous parler de la réincarnation de Nils Hazard. En fait, physiquement, ce n'est pas du tout ça, mais on s'en fiche. Mon prof de langue latine est LE spécialiste français des Etrusques. Et il lisait Alix dans sa prime jeunesse. Bref. Et en plus, ses cours sont vraiment bien! Seul défaut, un tic de langage fort prononcé, mais que l'on n'entend plus à force. Si vous voulez l'entendre parler de son métier, >>cliquez ici<< (A force de mettre des mots-clefs en pagaille, quelqu'un de ma classe va finir par tomber sur ce blog...)
dimanche 23 mars 2008
De la moralité des latinistes (De bonis moribus latinistorum)
Le frêle élève de latin fraîchement sorti du lycée a une vision du latin fort étroite. Il connaît Cicéron, un peu Virgile et Sénèque. Je ne sais pourquoi, mais les dignes enseignants de cette noble matière affectionnent Sénèque. Ce brave philosophe a le privilège et l'honneur de tenir compagnie aux latinistes en herbe à chaque épreuve de leur cursus honorum: bac blanc, concours blancs, plus de la moitié des devoirs sur table.
Ainsi, lorsque tout heureux, le latiniste franchit les portes de son lycée pour la dernière fois, il croit, le naïf! que seul existe Sénèque l'austère, qui nous parle des combats de rue – c'est la mal! - de l'ivresse – ce n'est pas bien! - et de la philosophie – c'est ainsi que tu sauveras ton âme, mon enfant!- et possède parfois quelques notions de cicéronien – le dieu du thème – et de virgilien – trop méconnu cependant.
Tout frétillant, l'hypokhâgneux latiniste attend sa première version. Sénèque. Quand il voit le nom, pas de frisson, pas de réaction: tout est normal. Et cela semble se poursuivre chez les khâgneux... les pauvres! Il n'ont pas ce bonheur des Lettres classiques.
Première version: Tacite! Ô joie! Tacite le taciturne. Malheur à ceux qui ne comprennent mie aux sous-entendus, aux ellipses et autres élisions. Les préparations se font sur Pline l'ancien, Sénèque le père (et oui, ça se reproduit ces bêtes-là!), Pétrone évidemment, et un peu de Virgile, pour la forme. Pline nous parle de peintres rivaux. Sénèque le père des controverses dans les écoles de rhétorique, avec des histoires de pirates abracadabrantes. Et Pétrone raconte comment Eumolpe, dans sa jeunesse, séduisit le fils de son hôte, en lui offrant des colombes et des coqs de combat, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus payer; à ce moment-là, il ne fit que l'amadouer par le langage du corps...
Que de réjouissances! On se rend compte que la littérature latine est en réalité variée. Sénèque semble avoir disparu du répertoire des doctes professeurs. Et en cours de grammaire, nous chantons Vénus avec Lucrèce. Le luxe!
Pour
conclure, je dirais – afin de faire un lien avec mon titre – que
les enseignants facceux sont bien moins soucieux de la moralité
de leurs élèves que les professeurs lycéens et
prépaïens (à l'exception peut-être de la
noble Mado - " Pedicabo vos et irrumabo "). Venez tous à la fac les amis!
dimanche 2 mars 2008
Hymne à La Déesse
Elle n'a pas l'air comme ça, elle n'est pas grande, elle se glisse partout. Et pourtant. Pourtant, elle est terrible, elle fait souffrir, elle ronge, elle s'immisce dans les esprits les plus retors. On ne la voit pas venir. Et la voilà, qui vous souffle à l'oreille sa malédiction, un seul mot. Deux syllabes qui font miroiter devant votre regard las des perspectives infinies. « Demain... »
On ne se méfie pas, on la regarde approcher. Ses petits pieds nus qui parcourent terres et mers, de jour comme de nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, ont l'air bien fragile. Son doux sourire vous fait fondre, et elle ouvre sa bouche. Un poison lent s'exhale de ses lèvres fraîches, un suc qui enivre et fait oublier toute raison. « Demain... »
Déesse toute puissante, elle règne sur les hommes et les dieux. Hommes et femmes, jeunes et vieux subissent sa tyrannie, sans mot dire. Ils ne voient même pas qu'il lui sont soumis! Les six lettres scintillent dans le soleil couchant, puis illuminent le ciel nocturne. « Demain... »
Grande dame, elle nous fait courber l'échine, les uns après les autres. Nous ployons devant sa toute puissance. Contrairement à Paresse, sa sœur, elle aveugle ses victimes: non seulement ils agiront demain, mais ils s'occupent entre temps. Leurs mains s'agitent, leur cerveau cogite. Saine occupation que celle qui dissimule le retard qui s'accumule. Chaste voile que celui de cette Reine! Nos yeux éblouis s'abaissent alors qu'elle susurre « Demain... »
Ce n'est que lorsque
Conscience pointe son nez crochu que nous comprenons l'illusion. Le
mirage. La séduisante femme, cette fée agile, nous
apparaît dans toute sa noirceur. Son sourire se fait
carnassier, un éclat malfaisant brille dans ses pupilles
dilatées. Conscience ouvre nos esprits et nous glissons dans
le gouffre. Les abîmes de notre retard nous avalent. Mais nous
n'avons plus qu'un mot à la bouche, que nous hurlons du fond
de notre âme: « Demain! »
samedi 1 mars 2008
Procrastination
Je devais poster un article sur la procrastination, à la demande de zED. Mais je n'ai pas eu le temps. Je ferai ça demain...
dimanche 17 février 2008
Consignes
J'ai découvert avec joie que deux personnes, Pepina et Tunis, m'avaient donné du travail pour mon blog, qui est resté, je l'avoue, bien calme cette semaine. Alors, pour rattraper ça, non seulement je vais faire ce qu'elles m'ont demandé, à savoir la liste de six choses inutiles sur moi, mais en plus je vais assigner à chacun des six éléments de cette liste un thème: lecture, cinéma, musique, dessin, écriture et photographie. Mais commençons par le commencement.
Voici le règlement du jeu:
1- Mettre le lien de la personne qui vous a taguée.
2- Mettre le règlement du jeu sur votre blog.
3- Mentionner six trucs sans importance sur vous.
4- Taguer six autres personnes à votre tour.
5- Les prévenir sur leurs blogs.
1. Lecture:
Le nombre de mes lectures en cours connaît une croissance vertigineuse. L'Iliade est toujours ouverte au chant II. Floriant a bien commencé ses aventures puisqu'il a déjà occi plusieurs monstres et sauvé quelques puceles, mais il n'a pas encore rencontré Florete, ce qui est fâcheux. L'Echelle de Mahomet approche de la fin: la visite des huits ciels est achevé et la rencontre avec Dieu a eu lieu; nous sommes maintenant en Enfer en compagnie de l'ange Gabriel. Je viens tout juste de terminer le tome 6 de Mushishi. American Gods de Neil Gaiman m'occupe durant tous mes trajets en train; les dieux antiques et oubliés luttent contre les idoles d'aujourd'hui, le tout dans une écriture qui stimule l'imagination, et ça, j'aime! Enfin, Pantagruel, L'Apocalypse et Le Banquet (de Platon) m'attendent sagement sur ma table de nuit.
2. Cinéma:
Question film, je voudrais parler de celui que j'ai revu hier, afin de le faire découvrir au Teckel: Robin des Bois. Ne croyez pas qu'il s'agisse de la très récente version de la BBC (je n'ai pas encore eu la chance de la voir), ou de celle, merveilleuse, de Disney. Il s'agit encore moins du film avec Kevin Costner et Alan Rickman. Non, je veux vous parler du film de 1938, avec Errol Flynn! Le doublage, les costumes, les cascades, tout est tellement... kitsch! Nous nous retrouvons avec un seigneur saxon leader socialiste (Vous vous rendez compte, vous, méchants normands, ce que vous faites subir au pauvre peuple! Je suis contre les inégalités, abolissons-les, et offrons aux pauvres hères un vrai festin!), qui tombe la pupille royale (Maid Marian, l'éternelle...) et se bat contre des moines à coups de gigot de mouton (Rends-moi mon gigot! s'écrie le bedonnant ecclésiastique). Willy (l'Ecarlate) joue du luth sans cordes, Marianne s'habille avec les rideaux de sa cuisine, sa chaperonne a un rire à vous percer les tympans. Ce film est aussi une ode à la propreté: ils ont beau vivre en hommes des bois, il n'y en a pas un qui ne soit rasé de près et propre comme un sou neuf! Les vêtements de Robin sont ornés de paillettes, tandis que Willy allie sans complexe chaperon rouge et collants verts. Quant aux méchants, ils sont tous barbus et rient... méchamment! ^^
Pour nous remettre de nos émotions, nous avons enchaîné avec la version de Disney.
3. Musique:
4. Dessin:
Peu de dessin ces derniers temps, à l'exception de quelques volutes et figures plus ou moins géométriques dans les marges de mes cours. Par contre, j'ai des envies particulières: envie de dessiner les chevaliers de l'Apocalypse, les dieux Vikings ou d'autres pays, d'autres temps, des personnages mythiques, des damoiselles médiévales... Malheureusement, le résultat n'est jamais à la hauteur, alors je n'ai pas le courage de m'y mettre.
5. Ecriture:
Comme pour les dessins,
Les mots marquent une pause;
Ils se forment en vain
Et jamais ne se posent
Sur le papier blanc
De mes larges cahiers.
Je vois, désespérant,
Les insoumis aller
En riant. Ils s'enfuient
Au loin, dans des contrées
Verdoyantes et fleuries.
Je suis avec mes mots
Grecs, seuls qui sont restés.
Ce jour j'appris θρήνω*.
* thrênô: se lamenter
6. Photographie:
Personnes suivantes:
- Mimylasouris
- Aranna
- Delasin
- P'tit Lion
- Pitou G.
- Pitou V.
samedi 9 février 2008
Trois fois rien
Trois livres de mon enfance:
-
La plus belle nuit de Noël,
livre dont j'étais l'héroïne et dans lequel j'ai
appris à lire, seule.
- Les
Robinson suisses, de Johann
David Wyss, que j'ai lu des dizaines de fois.
- Les douze pendules de Théodule,
d'Alfred Hitchcock
Trois livres de mon adolescence:
-
Le Château de Hurle, de Diana Wynne Jones
- Le Seigneur des
Anneaux
- Le Capitaine Fracasse, de Théophile
Gautier
Trois livres préférés:
-
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (oui, ça reste mon
préféré!)
- Candélabres, d'Algésiras
- Les cinq Ecus de Bretagne
[Je sais, mes goûts sont restés
ancrés dans mon enfance... mais bon.]
Trois livres
en boucle: (je vais
mettre ceux que j'ai lus plus de dix fois)
- Les
cinq Ecus de Bretagne
- Les Robinson suisses
- Les Tintin (oui, tous)
Trois
livres lus récemment/en cours de lecture:
- De bons
présages, de Neil Gaiman/Terry Pratchett
- L'Echelle de
Mahomet, récit du rêve de Mahomet, dont l'original est
perdu mais dont il nous reste des traductions latines.
- L'Iliade,
dont je n'ai lu qu'un chant et demi.
Trois livres à
venir:
- Le Roman de Floriant et Florete, pour les cours
- Pantagruel, de Rabelais, idem
-
L'Apocalypse de Saint Jean
LE livre spécial: mon Gaffiot ^^
Trois films de mon enfance:
-
Le Roi et L'Oiseau
- Robin des Bois, de Disney (mais aussi le film
avec Erol Flynn)
- Cendrillon, idem
Trois films de mon adolescence:
-
Le Seigneur des Anneaux
- Les Aventuriers de l'Arche Perdue (j'ai
toujours un métro de retard pour les films)
- Pirates des
Caraïbes
Trois films préférés:
-
Le Château ambulant, de Miyazaki
- Robin des Bois, de Disney
- Les Chansons d'amour
Trois films en boucle:
-
Haute voltige
- Love actually
- Top Hat, avec Fred Astaire
Trois
films vus récemment:
- Sweeney Todd, de Tim Burton
-
Persépolis, de Marjane Satrapi
- Enfin veuve, d'Isabelle
Mergault
Trois films à venir:
- Comédie
érotique d'une nuit d'été, de Woody Allen
- Paris, de Cédric Klapisch
(?)
- L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford
lundi 21 janvier 2008
Serdaigle ou Poufsouffle?
Test trouvé chez Aranna
Serdaigle: 72%
Poufsouffle: 68%
Serpentard: 62%
Gryffondor: 48% (hum...)
The sorting hat says that I belong in Ravenclaw!
Said Ravenclaw, "We'll teach those whose intelligence is surest."
Ravenclaw students tend to be clever, witty, intelligent, and knowledgeable.
Notable residents include Cho Chang and Padma Patil (objects of Harry and Ron's affections), and Luna Lovegood (daughter of The Quibbler magazine's editor).
The sorting hat says that I belong in Hufflepuff!
Said Hufflepuff, "I'll teach the lot, and treat them just the same."
Hufflepuff students are friendly, fair-minded, modest, and hard-working. A well-known member was Cedric Diggory, who represented Hogwarts in the most recent Triwizard Tournament.
The sorting hat says that I belong in Slytherinr!
Said Slytherin, "We'll teach just those whose ancestry is purest."
Slytherin students are typically cunning and hungry for power. Important members include Draco Malfoy (Harry's nemesis), Professor Severus Snape (head of Slytherin), and Lord Voldemort.
The sorting hat says that I belong in Gryffindor!
Said Gryffindor, "We'll teach all those with brave deeds to their name."
Students of Gryffindor are typically brave, daring, and chivalrous.
Famous members include Harry, Ron, Hermione, Albus Dumbledore (head of Hogwarts), and Minerva McGonagall (head of Gryffindor).
Take the most scientific Harry Potter Quiz ever created.
dimanche 6 janvier 2008
Dénouement
Je le sens, ces deux-là n'en ont plus pour très longtemps. Il n'y a qu'à voir comme elle observe ses ongles pendant qu'il parle. L'air absent, le regard vague, elle lance quelque acquiescement de temps à autre, boit une gorgée de vin pour se donner contenance. D'ailleurs, elle n'y fait pas attention à son vin: elle en a déjà bu plusieurs verres. Elle n'a pas l'habitude: ses yeux se voilent, ses joues rosissent. Mais lui n'a rien remarqué. Il parle sans trop savoir ce qu'il raconte, pour combler le vide qui s'installe entre eux. Il est concentré sur sa viande. Son œil dévie régulièrement vers le nœud blanc du tablier qui s'agite non loin de lui, puis glisse subrepticement en dessous avant de revenir sur son assiette. Il lui arrive de lever la tête; il la regarde mais ne la voit pas. Bientôt il se taira pour commander le dessert. Alors elle passera son doigt sur la nappe pour ramasser les miettes une à une et les porter à sa bouche. Il se resservira du vin avant de lui en proposer, par automatisme. Elle acceptera. Lorsque la serveuse apportera l'addition, il lui effleurera la main. La femme fera mine de n'avoir rien vu. Tiens, étrange...
Elle a vidé son verre d'eau à mon pied. S'est resservie elle-même du vin dans le verre à eau. Son regard dérive vers le noeud blanc, remonte le long du dos, de la nuque. Ses doigts effleurent ceux de la serveuse apportant l'addition. Elle se lève, un léger sourire au coin des yeux, et s'en va. Il la regarde partir: il n'a pas tout compris. Il tourne la tête et voit son chapeau rouge à travers mes feuilles, pour la dernière fois probablement.












