Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

03 août 2012

Brave

Brave n'est définitivement pas un film à voir en français (et pourtant, les dessins animés, en général, ça ne me pose pas de problème). Pour commencer, Rebelle, c'est une traduction ratée. Parce que Brave, ça n'a quand même pas la même connotation un peu ado-ironico-mèche-dans-les-yeux. Et surtout, l'accent écossais si savoureux est à mon humble avis inimitable. Bien sûr, je ne sais pas ce qu'ils en ont fait en français, mais tout de même.

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Une histoire de princesse sans prince charmant, sans chanson niaise, dont le plus grand méchant n'est autre que le péché d'orgueil. Pas de château aseptisé ni d'oiseaux qui chantent, et, comme je l'ai lu dans une critique, la couleur rose est aux abonnés absents. On est loin, malgré tout ce que j'ai pu lire dans les commentaires de commentateurs frustrés, du conte disneyen traditionnel. Évidemment qu'on retrouve certains codes, mais j'y ai davantage trouvé de la légende et du mythe que du conte.

Couleurs froides et sombres de splendides paysages sauvages des Highlands pour faire mieux ressortir la chevelure ahurissante de Merida (roulez le R s'il-vous-plaît), archer hors pair (Robin des Bois aussi est roux). Dans un château immense et immensément vide, guerriers crades et laids, sympathiques et ripailleurs, s'en donnent à coeur joie pour prouver qu'ils sont des brutes. On est loin des courtisans tout beaux de la Belle au Bois dormant et du village propret de Raiponce.

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Certains ingrédients ont un goût de déjà vu, mais on l'oublie assez rapidement devant la réussite époustoufflante de l'ours anthropomorphe. Cette ourse fait rire, pleurer, frissoner... Sans compter que l'on a droit un duel magnifique qui n'a rien à envier à celui de Baloo. Je n'en peux dire plus sans en dire trop, aussi je me contenterai de préciser : n'ayez crainte, notre princesse n'est pas l'amie des ours comme l'était Blanche-Neige avec les lapins et les faons. Point d'histoire d'apprivoisement ou d'amitié improbable.

En résumé, un film à voir pour sa beauté graphique, ses légers écarts quant à la loi du genre. Un très beau mythe "celtique", servi qui plus est par une bande-originale originale (pour un tel film).

Posté par incitatus à 17:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]