Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

23 janvier 2012

Miscellanées

En cherchant ma vidéo de Papageno hier, je suis tombée sur une interprétation assez époustouflante de Son qual nave de Riccardo Broschi. J'aime énormément la version du film Farinelli et Cecilia Bartoli, alors les deux réunis... je ne me sens plus de joie ! Si vous ne connaissez pas la version « de base », elle est à écouter avant les variations ci-dessous. Cet air me donne la chair de poule. Et cette voix ! ...

Puis, de vidéo en vidéo, j'ai découvert Kangmin Justin Kim, contre-ténor, dans une magnifique parodie de Cecilia Bartoli. Au début, j'ai cru à un montage, mais après quelques recherches plus poussées, j'ai dû me rendre à l'évidence : c'est bien lui qui chante. Dans l'ordre, vous avez la version « originale » suivie de la parodie.

D'après vous, quelle est la matière première de ce camée, œuvre de Judith G. Klausner ? Découvert ici (ce site est merveilleux, et je dois me retenir de mettre les liens vers toutes les belles choses que j'y ai vu).

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Enfin, un gif animé. Dieu sait que je n'aime guère ce genre d'illustration, mais quand j'y ai vu un commentaire lié à la SOPA de la SOPA, je l'ai trouvée très justifiée. (source)

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Une flûte enchantée

Samedi après-midi promettait d'être morose. Frère porte de Versailles à un salon hyper-hype, et mère au théâtre avec la grand-mère. Moyennement enthousiaste à l'idée de passer l'après-midi seule à me tourner les pouces, j'ai réussi à obtenir une place pour le spectacle où allaient mère et grand-mère, seul spectacle de l'année qui m'avait fait envie, à savoir Une flûte enchantée, adaptation de Mozart par Peter Brook. Dans la mesure où j'aime et admire le travail d'Irina Brook, j'étais curieuse de voir une création de son père. Sans compter que je rêvais depuis longtemps de voir La Flûte enchantée sur scène, en vrai.

Décors dépouillé, simple : des bambous se dressent sur scène, mouvant au gré des acteurs, tour à tour forêt, cage, passage, temple. Une simplicité esthétique, élégante, discrète, qui nous permettait de nous concentrer sur l'histoire. Histoire que je n'avais jamais comprise. J'ai découvert que la Reine de la Nuit était méchante - ce dont je me doutait plus ou moins - et que Zarastro était gentil - ce que j'ignorais totalement.

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Seulement, là où j'eusse préféré une version originale, pleine de panache et fleurant l'aventure épique et merveilleuse, il y avait les chanteurs accompagnés par un pianiste. C'est tout. Bien sûr, on ne peut nier que ledit pianiste était virtuose, que les chanteurs, malgré leur jeunesse et leur aspect fluet pour certains, avaient des voix impressionnantes. Mais je suis navrée de dire qu'une partie de l'histoire m'échappe encore : je me suis endormie sur l'air de Tamino et Zarastro. Ils m'ont perdue en route. Lorsque je me suis réveillée, Tamino avait disparu, et mon voisin dormait à points fermés, lui aussi.

Par contre, la jovialité de Papageno faisait plaisir à voir, et son "De-er Vögelfä-änger-er bin ich ja..." m'a trotté dans la tête toute la soirée. Seul regret sur cette version raccourcie (1h30), l'absence du célèbre "Hm-hm-hm-hm".

Bref. Je n'ai pas trouvé ce spectacle inoubliable, et je dois encore aller voir La Flûte enchantée de Mozart en version intégrale.

PS : je suis sûre que ça donnait mieux aux Bouffes du Nord qu'à Saint-Quentin. Parce que le théâtre des Bouffes du Nord dégage une magie qu'on n'a pas dans les salle trop modernes.

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