Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

30 novembre 2011

Interminable liste

Examens passés :

  1. Morphologie et multilinguisme (écrit d'1h - fini en 37 minutes)
  2. Sciences affectives (oral + rapport - article "Emotional Effects of Music: Production Rules" de Klaus Scherer)
  3. English for specific purposes (oral - sujet libre : j'ai choisi de traiter les aspects socilinguistiques dans le film My Fair Lady)

my_fair_lady

A peine fini le premier semestre, nous enchaînons sur le deuxième. Pourtant, il nous reste encore mille projets à rendre dans les semaines à venir :

  1. Web sémantique (ontologie + rapport - sujet libre : la mythologie gréco-romaine)
  2. Recherche d'information (projet + rapport - sujet : la racinisation du latin)
  3. ExCom (projet + rapport : je n'ai pas encore choisi mon sujet)
  4. Unitex ("reconnaître toutes les formes des verbes du premier groupe")
    Unitex
  5. Sociolinguistique (3 transcriptions + commentaire de transcription + dissertation sur thème libre tiré du documentaire Les Roses Noires - sujet choisi : le genre, plus particulièrement la question du parler masculin et du parler féminin)
  6. Synthèse de la parole (projet + rapport - je n'ai pas encore osé regarder le contenu du sujet)

Sinon, dans le désordre :

  • une chanson faite en voix synthétique (et croyez-moi, ça prend un temps monstrueux à créer !) par le groupe du logiciel Mbrola :


  • je devais travailler cet après-midi : j'ai lu le dernier tome de One Piece et j'ai dormi
  • j'ai envie de religieuses au chocolat
  • j'ai eu un cours de droit (3h, c'est long) : c'est extrêmement intéressant, quoiqu'un peu beaucoup aride
  • Wikipédia recense 34 types de nymphes différents, dont les lampades, à l'origine du nom "lampadaire"
  • on a eu un cours de veille passionnant, même si étrangement flippant : on en ressort traumatisé de savoir qu'on se fait manipuler par l'information et un peu paranoïaque.
  • quelqu'un est arrivé sur ce blog en cherchant "surnageait invinciblement sa robe rouge ou sa figure pâle toujours aussi noble et aussi mélancolique, mais qui ne laissait paraître aucun trouble de cette transverbération" : la classe, non ?

lampade

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28 novembre 2011

Musique et émotions

Arman___Col_re

Colère d'Arman

(au Musée G. Pompidou, si mes souvenirs de collégienne sont bons)

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27 novembre 2011

Transcription

OUAIS il va pouvoir ranger ses-ses beaux vélos parce que comme d'habitude je suppose que dans-ans s- dans sa garde-robe entre guillemets il aura emporté un vélo jaune un vélo vert un vélo rouge + comme d'habitude EUH: + qu'il assortit d'ailleurs à: + à son cuissard et à son maillot c'est superbe vous savez Franck hein c'est un garçon qui est très élégant + voilà + on va vous donner très rapidement le-e-le classement général Boardman {pron=[bORman]} donc bien sûr en tê:te + à quatre secondes exactement Olano EUH Jalabert: EUH: donc des-des garçons qui sont EUH: vous l'avez compris tout-à-fait dans la course + EUH: au maillot jaune EUH peut-être dès demain soir pourquoi pas avant + EUH de pénétrer sur le territoire français imaginez + un-un Laurent Jalabert EUH: demain + EUH + qui gagne EUH + qui grapille quelques EUH secondes de /modifications,bonifications/ dans les sprints intermédiaires EU- + ou qui gagne EUH tout simplement + EUH l'étape et + on verrait EUH non seulement le-le maillot EUH le maillot

Tout ceci est absolument fascinent. Le rapport est à rendre ce soir avant minuit. Je suis fatiguée d'avance.

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23 novembre 2011

Lux

Levée avant le soleil, j'ai travaillé dans l'ombre de mon rideau tiré, l'écran éclairant de sa lumière blafarde mon visage et mes yeux éveillés malgré l'heure matinale.

Aussi, lorsque je suis sortie quatre heures plus tard, la ville s'agitait déjà, bruyante et mouvante.

Sur le boulevard, derrière les voies de chemin de fer, se profilait un soleil voilé mais resplendissant de beauté. Les nuages légers, légers, donnaient une nuance à peine discernable de jaune, oranger, rose presque à cette lumière douce et brumeuse, comme saupoudrée.

Devant ce décors d'une splendeur discrète, les cheminées des immeubles se découpaient, noires, alignées sagement devant cette clarté automnale.

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22 novembre 2011

My Fair Lady (1964)

(ren-vu le 19/11/2011 ; VOST ; DVD)

Le jour où, il y a fort longtemps, je découvris My Fair Lady, ma vie en fut toute bouleversifiée. L’histoire, quand on est jeune et naïve fait rêver : une jeune fille, qui vend des violettes à la sauvette, se retrouve brusquement projetée dans le grand monde et vêtue comme une princesse. Au yeux d’une gamine, ce sont les robes début-XXe et – surtout – les rangées interminables de livres dans le bureau du professeur, qui font rêver. Et, le souvenir de mon premier visionnage resta celui de la chanson du célibataire endurci et misogyne, qui m’avait fait énormément rire.

My Fair Lady

Aujourd’hui, ce qui me séduit, c’est le fait que deux des trois personnages principaux soient des linguistes (un acousticien et un spécialiste des dialectes de l’Inde) et que le troisième soit interprété par Audrey Hepburn (parce que, quand même, elle est la classe incarnée). Non mais, faut oser partir d’une idée aussi tordue ! Il faut le sortir au producteur, un truc pareil : « mon protagoniste est un imbuvable linguiste qui décide qu’en modifiant l’accent d’une fille des rues, il peut en faire une lady, quel budget me donnez-vous ? » !

Bien sûr, l’histoire est bourrée de moments drôles, de chansons (c’est une comédie musicale, ne l’oublions pas, même si la pièce dont elle est tirée n’a rien de musical), de costumes sublimes et d’idées qui font réfléchir. Quand on se met à déclamer « ma tante elle a clamsé » avec l’accent pincé des aristocrates, on se rend compte que l’appartenance à une classe sociale se démarque par bien plus qu’un simple accent.

Quant à l’histoire d’amour (ben oui, forcément), elle est criante de réalisme : non qu’elle soit réaliste dans le sens où un homme de la haute épouse tous les jours une marchande de fleur, mais dans la mesure où chacun des personnages a sa part de défauts (et même une part énorme dans le cas du professeur Higgings), et qu’il ne la perdent pas par miracle. On sent que la vie ne sera pas facile tous les jours quand tombe le rideau. Mais peu importe, on sourit devant le moment doux-amer. (Bon, je me suis rendu compte bien après que la pièce originale ne se termine pas par un mariage, et que chacun reste de son côté, ce qui somme toute est encore mieux. Mais ce film reste une production hollywoodienne, on ne peut pas tout avoir !)

En un mot comme en cent : ce film est une véritable perle.

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Intouchables

Résumé (allociné)

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

Intouchables

 

Bon, alors, comme souvent, le résumé est loin de rendre hommage au film. D’autant moins que j’avais lu une critique qui analysait le terme « intouchables » avec beaucoup plus de justesse : bien loin d’être intouchables parce qu’au-dessus des autres, ils sont plutôt vus comme appartenant à la caste indienne des intouchables, ces hommes au plus bas de l’échelle sociale, exclus du système. Ce qui correspond bien mieux à nos deux lascars.

Non que Philippe soit un opprimé au sens social du terme : il est riche, immensément riche, habite un hôtel particulier de toute beauté au cœur de Paris et se paye même le luxe d’un jet privé. Mais voilà, il est paraplégique. Ce qui fait de lui un être totalement dépendant, malgré toute sa richesse.

Par contre, Driss, lui correspondrait effectivement à la description d’un intouchable en Inde. Jeune homme des cités, exclu du système. Homme de rien, qui se pointe à l’entretien pour toucher ses assédics, qui sort de prison, qui n’a aucun savoir-vivre. Mais qui en même temps est le seul à ne pas regarder Philippe avec pitié. Lui n’est rien au regard de la société, il ne vaut rien, n’a aucun pouvoir. Mais, pour Philippe, il est tout : « ses bras et ses jambes » d’abord, mais tant d’autres choses aussi.

L’alchimie des personnages est extraordinaire. Même les personnages secondaires sont excellents : de l’adolescente qui sort avec son « plumeau » à la jolie secrétaire en passant par Yvonne (je ne parvient pas à nommer le rôle qu’elle a dans tout ça) et la famille de Driss. On rit franchement, mais sans pour autant faire de mal aux personnages. Ce que je veux dire, c’est que, pour une fois, on ne rit pas aux dépens des personnages, ils ne sont pas ridicules. Jamais. On n’oublie pas l’importance de l’Homme-avec-un-grand-H, que l’on voit tel qu’il est.

Ce film est tellement bon que je ne parviens pas à l’exprimer tel que je le voudrais. Un film drôle, profond, humain, profondément drôle, drôlement humain, profondément humain ? Sans doute n’y a-t-il pas grand chose à ajouter.

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Vidi

Ce week-end, alors que le travail m'attendait sagement sur mon bureau :

- rererere-vu My Fair Lady ;

- été au cinéma pour voir Intouchables : salle comble, un dimanche matin à 10h, impressionnant. Mais ça valait le coup.

(PS : les liens pointent sur l'article leur correspondant.)

My_Fair_Lady Intouchables

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17 novembre 2011

La vie en rose

Il y a quelques jours encore, le ciel pâle et froid qui m'accueillait au réveil suffisait à me donner le sourire. Maintenant qu'il est bas et couvert, je continue à sourire. Quand je suis fatiguée et que le sommeil coule encore dans mes veines, le coin de mes lèvres s'étire malgré tout, à la moindre pensée réconfortante.

Le travail épatant qu'accomplit mon frère à LISAA, la petite carte personnalisée que m'a envoyée ma soeur, la bonne humeur et la combativité retrouvée de ma mère. Ne serait-ce qu'apercevoir la station de métro fantôme entre Odéon et Mabillon ou saluer un professeur dans le couloir pendant la pause déjeuner, ou encore voir les élèves du club BD concentrés sur l'écriture de leur scénario.

Bien sûr, dès que la liste des travaux à rendre pour les deux semaines à venir apparaît, je me mets à ronger mes ongles jusqu'au sang ou presque, à vider des litres de soda et à m'agiter devant mon ordinateur. Et quand, épuisée par plusieurs nuits trop courtes je m'endors brusquement un soir le soleil à peine couché pour ne me réveiller que le lendemain, je suis repartie pour un tour.

Le tri achevé des sections documentaires au CDI, les articles sur le genre dans le langage, l'enthousiasme d'un prof sur mon projet d'indexation de textes latins, les cours de socio-linguistique. Tout est prétexte à sourire, n'est-ce pas ? Même la saison 4 de Merlin en cours de diffusion.

Petit accompagnement musical qui met de bonne humeur (promis, ce n'est pas de la pop coréenne et c'est vraiment bien) :

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13 novembre 2011

Cosmopolite

Un jour, quelqu'un est arrivé sur mon blog, via une traduction Google... en thai.

blogthai

* clic pour agrandir *

Et j'ai découvert il y a peu, qu'il existait une traduction coréenne du blog de Boulet ! Voyez plutôt :

boulet_coreen

* clic clic *

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04 novembre 2011

Grille-pain

Je me souviens, quand j'étais petite, le vieux machin tout raffistolé. On s'y brûlait les doigts, on y oubliait systématiquement nos tartines, qui se rappelaient à notre bon souvenir avec force fumée et odeur de brûlé.

grille_pain_vieux

C'était les goûters au chalet, chez mes grands-parents, l'hiver, neige et vue sur le Mont-Blanc.

C'était les petits-déjeuners en famille dans la grande salle, sur l'immense table, sous le plafonnier, rosée humide, chant des coucous et des tourterelles, au loin l'église qui sonne.

C'était les réveillons, odeur de toasts briochés, enfouis sous le torchon de cérémonie pour arriver encore chauds sur la table et accueillir le foie gras.

Ce vieux machin, sans interrupteur, dont les résistances avaient été raccomodées tant bien que mal, lorsqu'il est mort, nous l'avons remplacé par le même.

Et aujourd'hui, pour mon chez-moi, je ne me voyais pas acheter un autre grille-pain que celui qui ressemble tant à mes souvenirs. Avec cependant une petite touche de modernité et de couleur.

grille_pain

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