Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

25 mars 2011

Seule Venise

Trouvé dans la bibliothèque de la maison et emprunté sur les conseils maternels. C'est sans doute le premier livre que je lis moins d'un an après l'avoir emprunté.

Seule_Venise

Les phrases courtes, fugaces, glissent comme les gondoles sur la lagune. On découvre des personnages seuls, solitaires, qui portent en eux une part de tristesse mais continuent à vivre malgré elle.

Le portrait de Venise l'hiver. Gris, humide, froid. Il n'est pas très flatteur. Et pourtant, j'ai eu envie d'y être. On sent dans ce tableau, non pas une admiration béate pour une ville sublime, mais une admiration secrète pour une ville qui lutte. La description précise de ce que j'ai ressenti les deux fois où j'ai été à Venise. Une espèce de mélancolie enfouie, et comme une idée de mort qui plane en permanence au-dessus des toits de la cité. Et malgré cela, l'envie de certains de ne jamais la quitter.

Et l'histoire elle-même. Qui fait monter les larmes mais n'est pas triste au point de faire pleurer. Juste la gorge qui se serre, les yeux qui piquent un peu.

C'est une belle histoire.

Posté par incitatus à 23:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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