Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

07 février 2011

La Garçonnière

garconniereNous devions aller au cinéma, voir Le Discours d'un roi, mais arrivées au cinéma, nous nous sommes retrouvées le bec dans l'eau : la séance affichait complet. Nous avons donc fait demi-tour, avec comme vague idée de regarder un film à la télé, La Fille de d'Artagnan peut-être?

Finalement, c'est devant La Garçonnière que je me suis attablée. Peu enthousiaste au départ, j'ai rapidement été séduite par la beauté des images noir et blanc et le charme de Shirley MacLaine.

L'employé de base, qui travaille dans les bureaux d'assurance à la Kafka ou à la Tati, immenses, impersonnels, foule dense et automate, brouhaha incessant. Mais cet employé de base a une particularité : il s'attire les faveurs de ses supérieurs en leur prêtant son appartement, afin qu'ils puissent vivre leurs historiettes extra-conjugales sans souci. Une soirée par-ci, une après-midi par là. L'agenda se remplit. Il ne sait refuser et se laisse marcher sur les pieds. Jusqu'au jour où il se retrouve au cœur des histoires du grand chef avec la liftière, dont il est amoureux depuis quelque temps.

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Les personnages sont superbes : de l'employé trop gentil ou trop faible, au patron abusif et salaud au possible, en passant par le médecin et voisin qui se fait de fausses idées, tous ont un caractère bien déterminé, mais assez juste. Une sorte de portrait cynique d'une société souvent cruelle.

Un film drôle et juste, illuminé par le sourire de Shirley MacLaine.

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Posté par incitatus à 00:41 - Commentaires [5] - Permalien [#]
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