Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

13 novembre 2010

Τιτιτιτιτιτιτι τίνα λόγον ἄρα ποτὲ πρὸς ἐμὲ φίλον ἔχων;

Soir de fête, nous allons à la Comédie Française. Sur scène : Les Oiseaux, du grand Aristophane. Je reconnais que je suis curieuse de voir ce qu'on peut faire avec des textes comme ceux d'Aristophane.

Nous prenons place – corbeille, premier rang, plein centre, s'il-vous-plaît. Nous sommes loin du poulailler de la Terminale. Bien loin. Ce sont presque des places présidentielle, royales.

Le spectacle commence.

Un décors assez génial, avec une perspective impressionnante. Un petit côté « tableau renaissance » avec ses colonnes. Il donne l'impression que l'on voit à des kilomètres derrière, là-bas, tout au fond. J'ai même la sensation qu'il n'a pas de fond.

Des costumes magnifiques. Couleurs chatoyantes et plumes virevoltantes. Mes yeux sont contents. Visuellement, la mise en scène est très réussie.

Mais quant au partie pris d'adaptation, il y a des choses qui m'échappent. Certes, je n'ai jamais lu la pièce originale, mais cette histoire d'oiseaux-comédiens me paraît louche. D'après mes souvenirs, cette pièce s'en prenait aux dieux. Point. Il n'y avait pas mise en abyme. D'ailleurs, ça me paraît peu grec. Bon, je reconnais que ma culture dans le domaine laisse à désirer. Mais après avoir lu le début de la pièce hier – Wikisource est mon ami – je suis en mesure de confirmer.

Si ce parti-pris était intéressant, le coupler avec une adaptation sur le plan politique faisait trop. On y perdait en clarté. Il eût fallu forcer le trait dans un sens ou dans l'autre, mais pas faire un entre-deux qui nous a laissées perplexes à la fin de la pièce.

Parce que lorsque le rideau est tombé, nous étions extrêmement perplexes. Nous n'avions pas vraiment compris où cela voulait en venir.

lesoieaux_aristophane_titre

Petit bonus : dans les escalier, je croise un visage connu. J'ai à peine eu le temps de foncer pour échapper à celle que je venais de reconnaître comme étant une de mes anciennes élèves troisième. Et dehors, son frère et ses parents attendaient. Je n'ai pas trop traîné dans les parages. Non mais, croiser deux élèves à Paris, un jeudi soir, c'était tout de même hautement improbable!

Posté par incitatus à 08:57 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur Τιτιτιτιτιτιτι τίνα λόγον ἄρα ποτὲ πρὸς ἐμὲ φίλον ἔχων;

  • Οὑτοσὶ πάλαι πάρειμι κοὐκ ἀποστατῶ φίλων



    (frimeur, moi ?)

    Posté par delest, 14 novembre 2010 à 15:56 | Répondre
  • >> delest

    Oh! Le joli copié-collé du vers précédent mon titre ^^

    Posté par inci, 14 novembre 2010 à 16:23 | Répondre
  • C'est que, vois-tu, le vers de ton titre est un peu trop péremptoire et monocolore. Le vers précédent - celui que je cite, donc - lui apporte chaleur, nuance et conviction.
    Tu n'es pas d'accord ?

    Posté par delest, 14 novembre 2010 à 17:14 | Répondre
  • >> delest

    Sans aucun doute! Mais j'aimais bien mon titre pour l'onomatopée, tellement caractéristique d'Aristophane et un cauchemar pour les amoureux de la scansion ^^

    Posté par inci, 15 novembre 2010 à 01:17 | Répondre
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