Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

28 août 2009

Poison

Rongée par la jalousie, dévorée par l'envie.

Je ne connais rien de plus douloureux.

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24 août 2009

Entracte

Le week-end dernier, grâce au 15 août, j'ai eu trois jours de ''vacances''. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis alors parie dans le sud, chez ma grand-mère. Trois jours de vraies vacances, avec soleil, ciel limpide, et même un petit bout de mer Méditerranée.

Dès la sortie du train de nuit, il est sept et demi du matin, gare des Arcs, l'odeur méridionale m'assaille. Cette odeur de vacances chaude et épicée. Un savant mélange de résine de pin, de romarin et de terre rouge.

Nous arrivons à la maison pour le petit déjeuner. Puis sieste au soleil matinal et baignade avant de partir jouer des coudes dans la foule du marché. L'après-midi, sieste réparatrice, après cette mauvaise nuit dans les « sièges allongés » du Lunéa.

Le lendemain, promenade sur la côte d'Azur en voiture, déjeuner en bord de mer, tremper les orteils dans la mer – non sans s'être brûlé la plante des pieds sur le sable – et visite à mon grand-oncle où je retrouve avec joie mon parrain. Baignade et glandouille au programme.

Le lundi matin, il faut déjà repartir. Ces deux jours et demi ont été courts, mais ma foi, je ne les regrette pas. Quelques jours de vacances au milieu de mon mois à la banque: rien de tel pour remonter le moral. Je n'avais pas envie de rentrer.

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13 août 2009

Note fiduciaire

Je viens de me rendre compte que je n'avais pas posté depuis plus d'une semaine: rien ne va plus! Cela dit, vous aurez remarqué les quelques articles publiés sur mon site...
Depuis presque deux semaines je découvre le monde de la banque. Les chèques au montant faramineux qui se perdent, les gens qui vous engueulent parce que vous leur demandez leur pièce d'identité, les dizaines de formulaires de remise de chèque à refaire parce que "le zéro n'est pas au bon endroit", les gens qui se pointent à l'accueil "Où est-ce que je peux changer mon billet de 500?"* etc. Ce n'est pas de tout repos, et pas toujours très gratifiant. Heureusement, un mois d'août à Versailles, c'est calme. Très calme.
Et le côté positif de ce boulot, c'est la destruction des chéquiers: mettre toute sa mauvaise humeur dans la mise en pièces des chéquiers, tout déchirer et arracher avec hargne. Et couper les cartes bleues en petits morceaux, faire sauter les miettes un peu partout. Rayer d'un geste rageur, une moue vengeresse sur le visage, la pièce annihilée dans le registre.
Et maintenant, je saurai que les élèves de HEC sont de vils profiteurs. Les comptes que leur offre la banque (on se farcit quand même cinq cents dossiers à remplir à la main!), il les abandonnent à la fin de leurs études, avec un découvert de 300 euros... Vive la gratitude! Je me doutais bien que les gens de ces milieux-là étaient des requins, mais à ce point-là!
Tout ça pour dire que je n'ai pas vraiment le coeur à l'ouvrage en ce moment. Je rentre le soir lessivée, ayant à peine le courage de me faire à manger (je me nourris essentiellement de tomates et de mozzarelle ces derniers temps...).
Demain soir, je pars pour le week-end, dans le sud chez ma grand-mère. De retour lundi après-midi.
Bon week-end!

* Oui oui, pour la première fois de ma vie, j'ai vu de mes yeux vu, un billet de 500 euros! Même qu'ils sont roses...

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04 août 2009

Conditionnel passé

J'aurais envie de vous parler de cette soirée en terrasse, place du marché, et de cette lumière si belle qui découpait le château dans un ciel or et mauve. De ce contre-jour superbe qui dentelait les dorures du toit royal. De cette ambiance si particulière à l'heure vespérale dans les rues de Versailles.
J'aurais aimé vous raconter ma sortie, il y a un peu plus d'une semaine, au musée de la vie romantique: cette maison nichée entre deux immeubles haussmanniens, ce jardin étriqué regorgeant de mille fleurs, ce marronnier indiquant le chemin, sorti de façon incongrue dans la rue.
Je souhaiterais vous raconter mon séjour au CCAS et le changement radical d'ambiance que j'ai vécu en passant dans le monde de la banque. Je pourrais même vous incorporer ici la vidéo extraite du film de Mary Poppins, avec la chanson qui m'effrayait tant quand j'étais plus petite: "Deux pences, bien placés, dans une banque"...
Je pourrais aussi vous décrire la lune d'hier soir, presque pleine, dans son écrin de nuages imbibés d'encre de Chine. Une image tout droit sortie des films de Tim Burton.
Malheureusement, il est tard, mes photos sont encore sur mon appareil et demain je me lève tôt. Je n'ai absolument pas le courage de vous montrer quoi que ce soit.
Bonne nuit...

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