Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

mercredi 29 avril 2009

Pétrification

Envie de fermer les yeux et de me perdre dans un ailleurs. Loin, très loin d'ici. Les événements me fatiguent. Ou alors est-ce parce que je suis fatiguée que je ne les supporte plus? J'ai l'irrésistible envie de me laisser porter par la vague, que le courant m'emporte. Peut-être irai-je assez loin pour atteindre l'ailleurs? Même si j'en doute. J'ai plus de chances d'être attirée vers le fond vaseux, boueux. Les algues s'accrocheraient dans mes cheveux, tels les serpents de la Méduse qui me figerait de son regard furibond: pourquoi tu ne te bats plus pour moi? semblerait-elle me dire. Et je fermerais les yeux, abandonnée par le courage et l'espoir.

Tout n'est-il pas vain et perdu d'avance?

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mardi 28 avril 2009

Montagnes russes

birhakeimLorsque j'ai quitté la maison, le ciel était beau. D'un bleu pur, avec une lumière crue et quelques gros nuages anthracite très découpés. Le château de Versailles m'est apparu au travers des arbres désormais feuillus, et j'ai vu avec plaisir les herbes folles non encore coupées autour de la pièce d'eau des Suisses. Et plus loin sur le trajet, la Seine, brillant sous les rayons du soleil. Et le pont Bir Hakeim, élégamment lancé entre les deux rives du fleuve. Une fois dans les rues parisiennes, j'ai eu la joie de passer par cette petite allée, sur le côté du square de Cluny. Cette allée de sable aujourd'hui dissimulée sous les branches basses des arbres. On n'y voit plus qu'un ciel de verdure.

Mais le premier cours déjà m'a fait déchanter. Le digne professeur répéta pendant une heure le cours que nous avions fait juste avant les vacances. Et la deuxième heure, j'avais oublié mes affaires. D'ailleurs, cette heure se prolongea de plus de vingt minutes, et je m'agitai sur ma chaise: j'avais jusqu'à midi pour régler un inintéressant problème de sticker, manger et prendre un rendez-vous chez le médecin. Quart d'heure de queue réglementaire à la scolarité, pour m'entendre dire « oh mais ce n'est pas là, c'est au 18 rue de la Sorbonne, quatrième étage. Dépêchez-vous ça ferme dans un quart d'heure. » Comme ça m'avait manqué! Finalement, j'ai mangé en dix minutes.

Cours de littérature agréablement surprenant. Faire l'étude des armes dans la Chanson de Roland, pourquoi pas? Finalement, ces deux heures sont passées vite. Malheureusement, la salle n'était pas chauffée, et j'avais tellement froid que j'ai préféré abandonner l'idée de suivre deux heures de linguistique latine dans cette même salle. Alors je suis allée à l'AG, où j'étais sûre qu'il ferait chaud. Et j'avais envie d'en savoir plus sur ce qui c'était passé pendant les vacances. De bonne humeur, donc, j'en m'en vais rejoindre Melendili et compagnie à l'amphithéâtre Richelieu.

agPlus de sept cents personnes dans un amphi comble. Je suis ressortie de là au bout de trois heures: l'AG n'était pas terminée, et je ruminais. Pour de multiples raisons, mais je pense que mon estomac grognant et ma nuit de quatre heures y étaient pour beaucoup. J'étais un peu désespéré, assez énervée, et complètement blasée. Mais qu'importe. Je me rendais à mon petit cours dans le XVe. Quelle mauvaise idée!

Il m'a fallut une demi-heure pour faire sortir mon élève de sous la table basse! Pendant vingt minutes, j'ai tenté de parlementer avec lui, mais il a six ans, que voulez-vous arguer? Il voulait des bonbons, mais je ne marche pas au chantage. J'étais fatiguée, alors je ne me suis pas énervée. Et ce n'est pas mon gosse, je ne pouvais rien faire. Ce n'est pas mon rôle. Quoi qu'il en soit, au bout d'une heure, j'étais épuisée.

Dans le train, j'ai dormi comme une masse. J'étais d'humeur plus que maussade en rentrant à la maison. Mais une fois à table, le magret de canard m'a rendu définitivement le sourire.

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jeudi 23 avril 2009

Paris, m'amie

IMGP0019Il est facile de critiquer les mauvaises habitudes des parisiens, quand on y a un appartement. Mais quand se rendre à la capitale relève de la grande sortie, où il faut prévoir horaires de trains et de bus, s'armer de son plan de métro et de son pass Navigo, on ne peut qu'apprécier la Seine, ses quais, les rues larges et grandioses, les monuments gigantesques.
Mercredi, en compagnie de Melendili, nous avons effectué une sorte de retour aux sources. Musée d'Orsay, les quai en passant par Invalides, Pont de l'Alma et retour dans les transports après avoir jeté un regard enfantin au sommet de la dame Eiffel. La longue pause au milieu de la passerelle qui relie Orsay et les Tuileries, au soleil, avec cette vue imprenable sur la verrière luisante du Grand Palais. Ces enfilades de ponts, vieux et moins vieux. Au loin, Notre-Dame, le Louvre. Et tous ces gens qui marchent, qui errent, et parfois se perdent.
Ce sentiment de paix qui nous étreint quand on peut regarder tout ça en se sentant presque chez soi. On discute, mais on ne cogite pas. Non, ça c'est pour plus tard. Ou avant. Quand on est là, on profite.
Un jour, je ne mettrai plus une heure et demi pour aller à Paris.

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Captcha (à mes souhaits)

Héhé, je suis fière. Fière parce que j'ai vaincu l'éléphant bleu, j'ai vaincu PHP. Oui, je l'ai vaincu. J'ai réussi à créer un captcha, autrement dit ces espèces de lettres dessinées que l'on doit recopier pour valider un commentaire. C'est donc avec joie - et fierté, comme je l'ai déjà dit - que je vous annonce le retour de mes pages commentaires sur mon site! Il me reste encore un ou deux trucs à régler, mais ça attendra bien les vacances d'été.

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mardi 21 avril 2009

Bazar

- J'ai fini, il y a peu, de traduire ma longue version des Florides d'Apulée (chut, faut pas le dire, je ne suis pas censée connaître l'auteur de la version), ainsi que mon extrait de la Pharsale de Lucain. Lucain, c'est horriblement difficile! Ou alors c'est peut-être parce que je n'avais pas fait de latin depuis longtemps. Mais pour le coup, ça m'a paru aussi difficile que La Guerre civile dans le Satiricon de Pétrone... Et la traduction ne m'aidait absolument pas, tant elle était à des kilomètres du texte!
- J'ai été voir Chéri, Ponyo sur la falaise, et OSS 117: Rio ne répond plus. Il faudrait, dans l'idéal, que j'en fasse des articlets pour mon site... ça reste à voir.
- J'ai scandé quelques vers d'Aristophane, parce que la scansion, c'est bien plus drôle que la traduction, en grec en tout cas. Maintenant il faut que je traduise ce qui se passe entre Iris et Pisthétairos (c'est dans Les Oiseaux, mais chut, je ne suis pas censée savoir la pièce de laquelle est extraite la version).
- J'écris une histoire, alors je n'écris pas trop sur mon blog en ce moment. Pourtant, j'ai plein de souvenirs qui me reviennent à l'esprit en ce moment. Et des impressions que j'ai envie de partager avec vous. Mais je n'ai pas vraiment le courage de mettre tout ça en mots.
- Aujourd'hui, j'ai reçu ma convacation pour le concours d'orthophonie. J'avais presque oublié que je m'étais inscrite à ce concours! L'écrit a lieu le 11 (donc très très trop bientôt), à Rungis (donc très très loin). C'est sur la ligne C du RER, certes, mais pas du tout là où je voudrais...

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lundi 20 avril 2009

Scie

Depuis plusieurs heures déjà, j'ai le refrain de la chanson qui suit dans la tête. Cétorible. Je n'arrive pas à m'en défaire.

Je suis punie. Je n'avais qu'à pas regarder les videos-compte-rendus de la Nouvelle Star sur internet, parce que c'est mal.

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jeudi 16 avril 2009

Seigneur

Ça y est, le générique du troisième film vient de s'achever. Quatre heures de film pour la version longue du dernier volet. C'est long, mais on ne se lasse pas. C'est fou un truc pareil.

J'ai beau connaître l'histoire par cœur, avoir mon frère à côté de moi qui débite des âneries à une allure phénoménale, je n'ai pu m'empêcher de pleurer comme une madeleine à la fin. J'ai le nez bouché et les yeux gonflés.

Je ne comprends pas.

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mercredi 15 avril 2009

Epopée

Photo0044Je ne sens que trop mes pieds et le douleur qui remonte dans les chevilles et jusque dans les hanches, le bas du dos. La migraine pointe son nez. Je suis fatiguée.

Nous sommes arrivés à vingt heures précises, devant l'hôtel de ville. La Ronde des Obstinées était grande, large, elle s'étendait sur le parvis. Lorsque l'horloge de la mairie a sonné, nous sommes entrés dans la Ronde. Pendant près de trois heures et demie, avec à peine une pause au bout de deux heures et demie, nous avons marché. Nous avons vu le jour baisser, la nuit couvrir les toits noirs de Paris, les lampadaires s'allumer. À 23h35, nous abandonnâmes nos comparses pour attraper le dernier train.

Malheureusement, un détour inattendu par les Halles nous fit rater notre train, et au lieu des vingt minutes de marche qui nous attendaient entre Fontenay et chez nous, nous nous sommes retrouvés, mon frère et moi, à Saint Quentin en Yvelines, à plus d'une heure du matin. Et nous avons marché.

Photo0043Nuit noire, lumières blafardes, crachin et brume de plus en plus dense. Il ne fait pas froid, mais lourd et moite. Nous avons déjà les pieds en triste état. Nous longeons la grande route qui relie les deux villes. Il n'y a personne, nous n'entendons que nos pas.

La pluie a éveillé les senteurs par dizaines. Lorsque nous passons au-dessus de l'autoroute, les acacias se révèlent à nous dans tout leur arôme. L'herbe, la terre des travaux, le bitume, les arbres. Tout vit et bruisse dans la nuit noire.

Nous arrivons enfin, il est presque deux heures, et nous tenons à peine debout. Mais nous n'avons plus envie de dormir.

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mardi 14 avril 2009

C'est vrai,

je ne poste presque plus en ce moment, bien que je sois en vacances.
- En fait, depuis hier je m'acharne sur mon site, et j'ai mis au jour la généalogie des Serpentard: le codage m'a pris pas mal de temps, et aujourd'hui j'ai rempli ma base de données, afin que les pages ne soient pas trop vides et qu'il y ait de quoi lire. (Si ça vous intéresse, c'est par ici...)
- Demain, ou plutôt ce soir, je vais tourner en rond devant l'hôtel de ville. La Rondes Obstinés nous attend ce soir, de vingt heures à minuit! J'aurais donc une bonne excuse pour sortir.
- Sinon, avec mon frère nous sommes en train de re-re-re-etc-voir Le Seigneur des Anneaux. Avec notre télé grand écran et la sono avec ses cinq enceintes, il faut reconnaître que ça a une tout autre ampleur que sur mon pauvre petit pécé portable ^^ Et comme on connaît l'histoire par coeur, on commente abondamment, cherchant les rares moments de classe de Legolas (bien rares, maintenant que je n'ai plus mon regard de collégienne), les moments de boulet-attitude, les trucs drôles... On profite aussi des décors et de la musique que l'on chante en même temps, tout en se goinfrant de chocolat. Elle est pas belle la vie?
- Sinon j'ai trois versions en retard, La Chanson de Roland et les épîtres de Marot à lire, et plein de cours à rattraper...
Bien à vous,
inci

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mardi 7 avril 2009

Blogothérapie

Il était midi, et je pesais le pour et le contre. AG ou cours de littérature française? Tout compte fait, je n'ai pas tergiversé cent sept ans, et c'est sous la statue de Richelieu que je me suis assise.

Ça ne fait que la quatrième, et pourtant, j'ai l'impression d'être déjà rompue à cette pratique, d'avoir comme l'habitude de voter pour la tribune, pour l'ordre du jour et d'écouter l'état des lieux. Aujourd'hui, là-haut sur les bancs inconfortables, une désagréable sensation de stagnation m'a envahie. Cette impression que le mouvement piétinait, s'enlisait. Non pas faute de motivation et de revendications, mais faute d'idées nouvelles.

Il y a certes de bonnes choses, et cette grève a vu la naissances de productions des plus intéressantes (allez donc voir les Darcolinaires sur Dailymotion). Comme quoi, à toute chose malheur est bon. Mais au bout de neuf semaines, cela devient répétitif. Ressasser encore et toujours les mêmes mots, qui maintenant me brûlent la langue – LRU, réforme, masterisation, manifestation et compagnie. Descendre les chaises dans la cour – le très poétique « printemps des chaises » – et assurer ainsi une fermeture administrative des lieux.

Déjà, cet ennui profond d'avoir à entendre la même chose, depuis plus de deux mois. Puis ces débats qui n'en sont pas vraiment, ces débats souvent trop vides et vains – brasser de l'air afin de mieux respirer dans la chaleur suffocante de l'amphi bondé. Soumettre au vote des questions qui ne sont pas toujours en rapport avec le mouvement, faire dériver le sujet de l'AG vers autre chose, élargir. C'est bien beau, mais on n'arrive déjà pas à obtenir ce qu'on veut, alors demander plus...

Là où j'ai vraiment eu envie de mordre, c'est quand ils ont parlé de semestre blanc. Un semestre validé pour tous, à 10/20. Non merci. Ça fait deux ans que je bosse pour avoir une mention bien à mon diplôme, et de façon tout-à-fait égoïste, je ne veux pas d'un dix de moyenne. Non mais oh, et puis quoi encore? On réclame des diplômes qui ne soient pas dénaturés, des diplômes qui auraient de la valeur. Et après, on irait demander à ce qu'on nous donne notre semestre? Faudrait voir à rester logique quand même.

Lorsque l'AG s'est terminée, j'étais très énervée. Du coup, je me suis jetée sur le pudding qui restait à la maison. Et j'ai eu envie de manger durant tout l'après-midi. Et si je vous écris ça, là, maintenant, c'est parce qu'il fallait que ça sorte. La blogothérapie est très efficace sur moi...

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