Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

27 février 2009

De retour...

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22 février 2009

Désorientation

nadra_illuorientJe vous ai déjà parlé de ce problème, toujours latent, de que-faire-l'année-prochaine-? qui me trotte dans la tête avec de plus en plus d'insistance. Pour y remédier, j'ai été chez une conseillère d'orientation. Oui, je sais, c'était stupide, mais que voulez-vous? Depuis le collège, l'espoir était revenu. Et il m'a bien eu le bougre! Quelle perte de temps! Je crois que cette conseillère sera la cause irréversible de mon mépris pour cette race étrange de gens-payés-à-rien-faire, et je pèse mes mots. Une heure et quart pour me dire qu'elle ne connaissait pas très bien les concours de la fonction publique! Non mais je rêve...

Et maintenant, j'ai trouvé un Master Pro qui m'a l'air passionnant et qui m'assure des débouchés tout aussi intéressants. En plus il est à la Sorbonne; et reconnaissez que « Ingénierie de la Langue pour la Gestion Intelligente de l’Information » ça claque! Seul hic, il y a vingt-quatre places et il faut une Licence en Langue française et Techniques informatiques. De toute manière, les Lettres Classiques ne mènent qu'au Master Recherche. Sinon, il y a bien un Master « Sciences du langage, des textes et de la littérature, spécialité Traitement informatique et linguistique des documents écrits », accessible après une Licence de Lettres. Mais c'est à Villetaneuse, dans le 93.

Un jour, bientôt j'espère, je saurai quoi faire. En attendant, il ne faut pas que j'oublie de poster mon dossier d'inscription au concours d'Orthophonie.

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Too much

En vacances depuis jeudi soir et, en élève inconsciemment consciencieuse (ne serait-ce pas là ce qu'on appelle une figure étymologique ?), malade depuis jeudi soir. Marre de ces rhumes chroniques qui me mettent KO en moins de vingt-quatre heures chrono. Mais on fait avec.

Je disais donc, en vacances, et pas mécontente de l'être. Non pas fatiguée à l'extrême par ces deux semaines de cours, mais usée par ces cours-qui-ont-lieu-mais-en-fait-pas-vraiment-parce-que-le-prof-est-en-grève-active. Tous les jours se pointer à la fac en se demandant à quelle sauce on va être mangé. Mais on fait avec.

pr011_07Depuis le début de la semaine, je n'arrête pas: dîner helléniste, souper hypokhâgneux, cours à Paris, cours à la fac, version à préparer (ben oui, les profs de latin ne sont pas en grève, faut pas rêver!) et enterrement. Puis il faut songer à préparer le départ de lundi – ah oui, je ne vous l'avais pas dit, mais je pars à Amsterdam lundi – et au déjeuner-macarons de samedi 28 et au déjeuner chez ma grand-mère du premier mars. J'ai peur d'oublier quelque chose, tous les matins, en me levant. Mais on fait avec.

Sur ce, je m'en vais peaufiner mon planning surchargé. Bonne nuit!

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18 février 2009

À l'ouest

le_sommeil_salvador_daliCe matin, malgré la douche, je ne suis pas sortie de nuage où je flottais depuis mon lever. N'allez pas croire que je suis amoureuse ou que j'ai fait de beaux rêves! Non! Je n'ai simplement pas assez dormi et ne me suis pas vraiment réveillée de toute la journée.

À peine assise dans le train, j'ai sombré. Réveillée en sursaut par des pas précipités, je ne savais plus où j'étais: toujours à SQY, le train n'était pas encore parti (en retard, pour changer). Je me suis rendormie, tant et si bien que j'ai failli ne pas descendre à Saint Michel.

Première heure de cours façon zombie. Trois étages d'escaliers au ralenti. TD façon mort-vivante plus morte que vive. Déjeuner au radar. Cours avec mon élève: je lutte difficilement contre ses rebuffades. Finalement, je rentre. Je m'endors inquiète dans le train, peur de ne pas me réveiller à temps.

J'ai séché le grec moderne pour faire la sieste. Une fois à la maison, à peine ma tête toucha-t-elle l'oreiller que Morphée m'entraîna avec lui, pour deux heures et demi d'un sommeil de plomb. Et là, je crois que je ne vais pas tarder à aller me coucher.

Bonne nuit!

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14 février 2009

Morosité

La semaine a été courte et longue à la fois. Raccourcie par les manifestations et autres AG, les professeurs en grève et les demi-journées banalisées. Mais rallongée par cette impression de perte de temps, ce sentiment de faire des efforts dans le vide. Mettre une heure et demie pour aller à la fac et se retrouver avec deux cours écourtés, deux topos sur les réformes. Et rien d'autre.

Certes, pour la première fois de ma vie je me suis bougée pour quelque chose qui me tient à cœur. Mais tout ça m'a aussi fait réaliser une chose: je ne suis pas sûre d'avoir le courage de préparer un concours qui risque de disparaître pour faire un métier qui n'existera plus et qui ne me plaira pas. Peut-être est-il temps que je me remette en question?

Oui j'aime le latin et le grec, j'aime traduire. Mais jamais je ne voudrai passer ma vie à faire de la recherche, et encore moins à enseigner à des pré-adolescents des choses qui ne les intéresse pas. Alors peut-être est-il temps que je songe à trouver autre chose, quite à laisser le latin et le grec. Pas complètement, parce que j'aime trop ça. Mais les laisser de côté, pour faire quelque chose qui me rassure, quelque chose qui promette une certaine stablité. Même si je dois changer de métier à quarante ans.

Parce que je ne veux pas finir désespérée à la moitié de ma vie. Je ne veux pas finir seule et dépressive, et encore moins avec une balle dans la tête.

Alors il est temps que je pense concrètement à ce que je veux faire, ce que je peux faire, et ce que je me sens capable de faire. Et plus j'y réfléchis, plus l'agrégation me semble loin de tout ça.

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12 février 2009

Défilé

Des grappes de gens un peu partout sur les trottoirs, quelques banderoles et pancartes, et des CRS à la pelle. Plus on monte vers le Luxembourg plus la foule est dense. D'abord timides, nous restons sagement sur le trottoir, à la recherche de visages connus et sorbonnards. Puis on s'enhardit: c'est un pied presque victorieux que nous posons sur le bitume conquis. Nous décidons de rester dans la périphérie, pour pouvoir nous éclipser le moment venu. Mais rapidement nous sommes embarquées dans le flot et c'est en plein milieu du Boul'Mich' que nous commençons notre avancée. Partout autour des têtes plus ou moins connus. Des cris, quelques rires, des conversations. Le joyeux désordre envahit les larges artères parisiennes.

L'avancée dans les rues au milieu d'une foule chamarrée. Tout n'est plus que vague dans mon esprit. Les lieux se mélangent. Trottoirs, traversées épiques, les centaines de princes et princesses, confettis et compagnie. Le défilé vers le grand parc où nous attend celui qui finira sur le bûcher. Promesse d'une année nouvelle et moments de fête. Changement d'identité, rêve d'une vie fictive, idéale; quitter la réalité l'espace d'une journée, sauf quand la pluie fait remonter la réalité le long de nos jambes. C'était il y a plus de dix, les défilés de Carnaval.

Mardi avait un air de fête des fous.

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10 février 2009

Enclave

C'est l'histoire de trois frères... En fait non, c'est l'histoire d'un concert.

Épuisée par une journée mouvementée, j'accueille avec un plaisir non feint la douce chaleur du théâtre et le moelleux confortable des sièges.

Sur scène, trois frères aux doigts enchantés et un percussionniste aux mains magiques. Le chant grave et apaisant de l'oud me fait fermer les yeux. Je somnole comme dans un cocon, dans une bulle à l'écart du monde, loin du froid et de la pluie glaciale. Je me sens bien, les yeux fermés et les oreilles caressées par ces cascades de notes et ces rythmes tantôt lents et lascifs, tantôt rapides et entraînants.

Je me laisse porter, emporter en Andalousie, dans les jardins de Grenade, en Italie, sous un balcon, mandoline à la main, en Tunisie, dans une cour sous le soleil de février, au Maroc, dans les souks grouillants et chatoyants, et même en Russie, que je n'ai jamais vue qu'en rêve et photographies. Je dois dormir ou presque lorsque l'aîné entame une chanson d'amour. J'ouvre les yeux.

Plus tard, après deux rappels et des tonnerres d'applaudissements, je reprends pied dans l'abrupte réalité. Dehors il pleut.

(Pour écouter Trio Joubran, c'est ici.)

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03 février 2009

Je suis sortie...

... de chez moi. Et j'ai vu Slumdog Millionaire mit el Teckel. Et j'ai beaucoup aimé. Et j'ai fait mon compte-rendu sur mon site (je le dis, au cas où). Et je vous mets ici une petite musique extraite de la BOF. Parce qu'elle est chouette ^^

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