Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

dimanche 4 mai 2008

Ad-Vienne que pourra!

Chers lecteurs,

IMGP0041Cela fait trois jours que je me demande comment je vais bien pouvoir raconter mon voyage à Vienne. Trois jours que j'écris la même chose, et l'efface, insatisfaite. J'ai essayé le récit chronologique, mais ça ne rend rien. Je pourrais vous dire que je suis arrivée mardi, que j'ai visité tel et tel musée, que c'était magnifique, que je me suis extasiée devant les toiles de Klimt, que j'avais mal aux pieds et que j'ai trouvé que les trois jours furent trop courts. Mais je ne le ferai pas, d'une part, parce que ça vous ferait bailler et mourir d'ennui, d'autre part, parce que tout n'est pas vrai. Et finalement, vous ne sauriez même pas l'impression que j'ai retirée de ce périple. Alors, j'ai tâché de réunir au mieux les sensations qui me sont restées, les images qui m'ont marquée, les souvenirs qui me reviendront.

Cela va peut-être vous étonner, mais je n'ai pas trouvé que Vienne était une belle ville, même si l'ensemble est grandiose, majestueux, impressionnant, imposant, superbe en un sens. Les monuments nous dominent de leurs façades à colonnes, à volutes, et ils nous écraseraient si les rues n'étaient pas si larges. Parce que, malgré l'ampleur impressionnante des immeubles, Vienne est une ville où l'espace est roi. Les rues sont larges, les trottoirs spacieux, les parcs, jardins publiques et voies piétonnes se multiplient. Il en résulte un plaisir indéniable à se promener des heures durant, au gré de nos envies.

439824En parlant d'envie, les Konditorei jalonnent les rues et vous attirent indéniablement. Devant la vitrine, nous observons les pâtisseries toutes plus appétissantes les unes que les autres, et nous salivons. Si bien que rapidement, nous remplaçons le déjeuner par un goûter conséquent chez Aida: une part de Sachertorte et une tasse de chocolat viennois. Quand nous observons la carte en allemand, nous nous demandons la tête que peuvent bien avoir les gâteaux correspondants. En effet, depuis trois années que j'ai cessé d'apprendre cette langue au vocabulaire inretenable [je fais des néologismes si je veux! C'est mon blog], mes huit ans d'allemand ne sont plus qu'un lointain souvenir, et c'est à peine si je suis capable d'aligner deux mots convenablement.

Malgré tout, je ne me suis pas sentie étrangère une seule seconde. Pas comme à Athènes ou Tunis où l'on se sent définitivement sous un autre climat. Pas comme au Royaume-Uni où l'on a l'impression d'être de voyants touristes. Non, à Vienne, on se sent presque chez soi. En tout cas, on se sent au cœur palpitant de l'Europe [faut que j'arrête le chocolat...]. Budapest est fléchée à moins de deux cent cinquante kilomètres, les gares vous emmènent à Bucarest ou Berlin en moins de deux, le nombre d'Italiens et de Français déambulant dans les rues de la capitale est assez impressionnant. On est bien, pas le moins du monde mal à l'aise. Et les Autrichiens sont gentils.

Pour conclure ce petit bilan psycholgico-sentimental, je dirais volontiers que Vienne n'est pas une ville où l'on passerait des vacances de trois semaines. Par contre, j'y vivrais volontiers quelques années!

En m'excusant encore pour le temps qu'il m'a fallu pour écrire ces quelques mots ridicules,

Votre dévouée Inci.

PS: La carte postale que je vous envoie est la photographie d'un tableau superbe que j'ai eu le bonheur de découvrir aux côtés des œuvres de Klimt, au Leopold Museum. Son auteur, un certain Segantini, l'a intitulé The Evil Mothers.

Segantini___The_Evil_Mothers

NB: Les deux photos jointes représentent pour l'une les arbres du parc de Schönbrunn, et pour l'autre une part de Sachertote véritable.

Posté par incitatus à 20:17 - Carnets de voyages - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

C'est trés bien tt ça on dirait une carte postale des discussions que nous avons eues dans les rues de Vienne durant ces quatre jours !!! Il ne manque que le petit déjeuner de départ ( Konditorei kon-di-to-rei je m'entraine !!), la ville de nuit le dernier soirn ou l'expédition Danube ^^

Posté par Marion, mardi 6 mai 2008 à 19:01

C'est normal! Tu sais très bien que l'on n'a jamais assez de place pour écrire tout ce qui nous passe par la tête sur une carte postale ^^ Et il faut que je laisse la place pour l'adresse et le timbre.

Posté par inci, mardi 6 mai 2008 à 21:36

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