vendredi 28 mars 2008
Erreur 404 ou presque
PREMIER POINT: Vous l'avez sans doute remarqué, une erreur s'est produite sur ma page blog. Je n'ai pas le temps de me pencher sur la question, et bien que cela m'énerve au plus haut point, j'ai remis quelque chose de potable, en attendant de faire mieux.
DEUXIEME POINT: Pendant les prochaines vacances, je pars à Vienne pendant quatre jours! Alors je suis de bonne humeur et souris bêtement dans les couloirs du métro quand j'y pense. (Et non, je ne vois pas pourquoi Melendili et moi nous entretuerions!)
TROISIEME POINT: Ce soir, j'ai été au théâtre de Saint-Quentin et j'y ai vu... Sansévérino en concert!
Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.
Question bonus: sauriez-vous traduire "l'empereur du Japon" en latin? ^^
lundi 24 mars 2008
Bucéphale...
... mon cousin!

Photo prise à la villa Kerylos
Etrusques et bidules
Je vous avais parlé de Mika, il y a quelques temps (mais si, rappelez-vous! Le prof de langue grecque!).
Aujourd'hui, je vais vous parler de la réincarnation de Nils Hazard. En fait, physiquement, ce n'est pas du tout ça, mais on s'en fiche. Mon prof de langue latine est LE spécialiste français des Etrusques. Et il lisait Alix dans sa prime jeunesse. Bref. Et en plus, ses cours sont vraiment bien! Seul défaut, un tic de langage fort prononcé, mais que l'on n'entend plus à force. Si vous voulez l'entendre parler de son métier, >>cliquez ici<< (A force de mettre des mots-clefs en pagaille, quelqu'un de ma classe va finir par tomber sur ce blog...)
dimanche 23 mars 2008
Périple méditerranéen III – ou le rêve hellène
Il
était une fois, il n'y a pas si longtemps que cela, un homme
qui avait un rêve, que dis-je un rêve? un fantasme. Une
lubie. Une idée folle. Folle et grandiose.
À
Saint-Germain-en-Laye naissait en 1860 Théodore Reinach. Ce
petit garçon de famille juive était promis à un
avenir surprenant. Mêlant mathématiques, politique,
histoire et musicologie, il devint un jeune surdoué du lycée
Condorcet. Plus tard il enseigna à la chaire de numismatique
en Sorbonne. Mais son parcours n'a que peu d'intérêt. Ce
qui a attiré mon attention, c'est son amour pour l'hellénisme.
Je ne sais si c'est ainsi que l'on peut qualifier sa villa grecque sise en bord de mer, mais à mon humble avis, il s'agit d'un des plus beaux témoignages qu'un homme puisse faire à la Grèce. Une maison bâtie sur le modèle des maisons de luxe de Délos du IIe s. avant J-C, avec en décor le bleu de la Méditerranée et l'éclat du soleil méridional.
Des pièces certes très richement décorées, mais tout en gardant une simplicité exquise. Fresques, mosaïques, mobiliers, plafonds, tout est décoré avec un raffinement sans nom. Et chaque pièce est dédiée à une divinité grecque. Nous trouvons même dans le salon l'autel domestique. Une bibliothèque de rêve, et en frise murale, la litanie des plus grands auteurs de l'époque classique.
Je pense que le mieux que je puisse faire maintenant, c'est de partager mes photos, afin que vous jugiez par vous-même...
De la moralité des latinistes (De bonis moribus latinistorum)
Le frêle élève de latin fraîchement sorti du lycée a une vision du latin fort étroite. Il connaît Cicéron, un peu Virgile et Sénèque. Je ne sais pourquoi, mais les dignes enseignants de cette noble matière affectionnent Sénèque. Ce brave philosophe a le privilège et l'honneur de tenir compagnie aux latinistes en herbe à chaque épreuve de leur cursus honorum: bac blanc, concours blancs, plus de la moitié des devoirs sur table.
Ainsi, lorsque tout heureux, le latiniste franchit les portes de son lycée pour la dernière fois, il croit, le naïf! que seul existe Sénèque l'austère, qui nous parle des combats de rue – c'est la mal! - de l'ivresse – ce n'est pas bien! - et de la philosophie – c'est ainsi que tu sauveras ton âme, mon enfant!- et possède parfois quelques notions de cicéronien – le dieu du thème – et de virgilien – trop méconnu cependant.
Tout frétillant, l'hypokhâgneux latiniste attend sa première version. Sénèque. Quand il voit le nom, pas de frisson, pas de réaction: tout est normal. Et cela semble se poursuivre chez les khâgneux... les pauvres! Il n'ont pas ce bonheur des Lettres classiques.
Première version: Tacite! Ô joie! Tacite le taciturne. Malheur à ceux qui ne comprennent mie aux sous-entendus, aux ellipses et autres élisions. Les préparations se font sur Pline l'ancien, Sénèque le père (et oui, ça se reproduit ces bêtes-là!), Pétrone évidemment, et un peu de Virgile, pour la forme. Pline nous parle de peintres rivaux. Sénèque le père des controverses dans les écoles de rhétorique, avec des histoires de pirates abracadabrantes. Et Pétrone raconte comment Eumolpe, dans sa jeunesse, séduisit le fils de son hôte, en lui offrant des colombes et des coqs de combat, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus payer; à ce moment-là, il ne fit que l'amadouer par le langage du corps...
Que de réjouissances! On se rend compte que la littérature latine est en réalité variée. Sénèque semble avoir disparu du répertoire des doctes professeurs. Et en cours de grammaire, nous chantons Vénus avec Lucrèce. Le luxe!
Pour
conclure, je dirais – afin de faire un lien avec mon titre – que
les enseignants facceux sont bien moins soucieux de la moralité
de leurs élèves que les professeurs lycéens et
prépaïens (à l'exception peut-être de la
noble Mado - " Pedicabo vos et irrumabo "). Venez tous à la fac les amis!
mardi 18 mars 2008
Muchacho
Comme
je n'ai pas très envie de vous raconter ma vie, et que mon
post sur la villa Kerylos attendra bien quelques jours, je vais vous
parler de la bande dessinée que j'ai lue hier, Muchacho
d'Emmanuel Lepage. Je l'ai lue sur les conseils avisés d'el
Teckel – je ne regrette pas de les avoir suivis.
L'histoire
est simple, et parce que je suis paresseuse de nature – surtout ces
derniers jours – je vous colle le résumé trouvé
sur ce site: « En soulevant la peau des
choses...Nicaragua, 1976.
Secondé par la sinistre Guardia,
"Tachito" Somoza règne en maître sur ce petit
pays d'Amérique centrale. Jeune séminariste, fils d'une
grande famille de Managua, la capitale, Gabriel peint. Le Christ, la
Passion, les saints. Il est doué pour ça. C'est la
raison pour laquelle on l'envoie exercer son art auprès de
Ruben, le prêtre de San Juan, un petit village niché
dans la montagne. Peu apprécié des villageois, parce
qu'il est le fils de son père, Gabriel devra apprendre à
les connaître et à les aimer, encouragé par un
Ruben l'exhortant à les peindre tels qu'ils sont, hommes et
femmes de chair et de sang. Ainsi, en "soulevant la peau des
choses", Gabriel découvrira la répression
militaire contre les paysans, et contre lui-même le joug
écrasant de sa sensualité. Pour lui comme pour les
villageois, les temps sont à la révolte qui gronde et à
la révolution qui couve... »
Une
trame simple donc, mais dans laquelle on se laisse très
facilement embarquer. Les deux tomes furent trop
vite dévorés, et c'est avec plaisir que j'y suis
retournée afin d'admirer plus tranquillement les dessins.
Le
graphisme est vraiment superbe. Un trait soigné, tour à
tour violent, apaisant, sensuel, complété par des
couleurs envoûtantes. Bref, quelques heures d'une lecture qui
ne fut pas déplaisante, pour le plaisir des yeux et
dans la vague du couinage intensif.
Valse prénominale
Désolée Mimy, ton prénom n'a pas été chanté, semble-t-il...
lundi 17 mars 2008
Je couine donc je suis
Où l'on apprend qu'Incitatus est en réalité une midinette âgée d'à peine 13ans
article sponsorisé par el Teckel
Il y a des week-ends, comme ça, où tout semble sourire. Emprunts multiples de bandes-dessinées à la bibliothèque, visite pour la deuxième fois au Salon du livre, sieste, lectures de livres pour les 11-16 ans, ballade à Saint-Denis... on voit le résultat d'un tel cocktail dans la discussion du soir avec le sponsor de cette note. Couineries par dizaines, découvertes, délires éhontés, rêves & fantasmes, déclarations enflammées. En vrac, quelques considérations hautement philosophiques de la soirée.
-
Ma lecture de Oh, boy! De
Marie-Aude Murail samedi matin, entre 2 et 5h. Des sourires et
beaucoup de larmes. Dire que ça faisait un an que ce livre
attendait que je l'ouvrisse (admirez le subjonctif imparfait!), un an
qu'el Teckel me l'avait prêté!
-
Claude Ponti est un dieu. Si si, vous avez bien lu: cet homme est un
dieu. Et honte à celui qui ignore encore son nom! Aujourd'hui,
un quart d'heure fut consacré au feuilletage des albums, dans
le rayon 3-7 ans du stand de L'école des loisirs...
si c'est pas de l'amour! Blaise, les poussins, les animaux et autres
êtres étranges. Un monde entre merveilleux et cauchemar.
Plein de poésie et de rêve. Même ma mère
rêve de ces livres...
-
« Tu seras un homme, mon fils, profiteroles et digestif. »
Tous les garçons et les filles,
de Jérôme Lambert. Lu en deux heures à peine, ce
livre pour collégien fut à l'origine de de nombre de
couinements midinettiens. Et identification maximale au héros.
À tel point que j'aurais pu avoir écrit les lignes de
certains passages moi-même. Impressionnant. Et couinesque.
Obsession sur un col blanc et la nuque de celui qui est devant. « Je
connaissais mon faible pour les cow-boys, mais là, ça
se confirmait. » Et de là, visualiser les
dantesques
dessins
d'Elvire de Cock.
-
J'adore les contes de fée. Surtout quand ils ont été
revisités. Et qu'il y a un espèce de maître du
conte qui a trop la classe. Personnage récurrent et vraiment
réussi. Si certains contes sont moins bien que leur original
(comme celui de La petite Sirène),
d'autres en revanche donnent un intérêt nouveau à
l'histoire (Le Chat botté
notamment).
-
Soubi, il a la classe cheveux longs – lunettes! (je vous assure,
cet individu est un mâle...)
-
Découverte de Soul Drop
à la bibliothèque, alliant personnages louches,
intrigue fantastico-policière et graphisme pas désagréable
à regarder.
-
« Nils Hazard, veux-tu m'épouser? » El
Teckel s'inquiète de sa future vie de famille. J'ai d'ailleurs
consigné toutes les données compromettantes chez moi.
Ainsi, quand elle sera riche et célèbre, et mariée
à Nils Hazard, je me permettrai, avec mon esprit vil, de la
faire chanter. Par pure jalousie. Malheureusement, je n'aurais pas
besoin de ce procédé déshonnête parce que
Nils Hazard n'existe
pas
est déjà fiancé.
- Savez-vous que les bébés dryades fument de la menthe sauvage?
La conclusion de cette conversation édifiante fut que nous avions beau avoir un comportement de collégienne, nous leur étions supérieures. Nous pratiquons la midinetterie haut-de-gamme. Et ce n'est pas donné à tout le monde!
Je midinette, nous midinettons.
vendredi 14 mars 2008
Des pieds et des mains


photos réalisées dans le jardin de la villa Ephrussi




















