vendredi 31 août 2007
...
Il y a ceux qui sont toujours là
pour écouter et réconforter au moindre problème.
Il y a ceux qui sont sur msn jusqu'à des heures indues et
partagent les délires les plus délurés. Et il y
a ceux qui toujours surprennent quand on s'y attend le moins et font
que l'on se rend compte d'une chose: on a énormément de
chance.
Une larme de joie perle à nouveau à mon œil fatigué. Une larme de reconnaisance aussi.
jeudi 30 août 2007
Saint-Pierre, priez pour nous!
[Ne vous attendez pas à un article religieux, ce n'est pas mon créneau.]
Couchée quand le soleil se
levait, j'ai dû me lever moins de six heures plus tard pour
déjeuner avant de partir pour Paris. Pourquoi s'être
couchée si tard? vous demanderez-vous peut-être. Parce
que lorsque l'on commence à regarder une série d'animes
japonais on veux savoir
le fin mot de l'histoire, que l'on ne regarde plus l'heure et que
l'on enchaîne les épisodes sans se soucier des étranges
lueurs rougeâtres qui traînent sur le ciel. Bref, en
début d'après-mide, j'étais dans le train mit
dem Teckel, en partance pour Montparnasse.
Ligne 4 puis Gibert, as usual. Nous traînons un peu, et enfin, nous reprenons notre M4, toujours vers le Nord. Il y fait chaud. Il y a du monde, mais nous parvenons à trouver une place assise: c'est qu'on doit se faire la quasi-totaité de la ligne! Nous descendons à Barbès-Rochechouard.
Peut-être
maintenant commencez-vous à entrevoir le rapport étroit
avec mon titre? Non? Si nous sommes allé si loin dans la
capitale, c'était pour trouver du tissu. Or, avec un tel
motif, pourquoi ne pas en profiter pour aller traîner au Marché
Saint-Pierre?
Nous
avons fait tous les étages. Les yeux errant sur les couleurs
chatoyantes, les motifs alambiqués. Nos doigts frôlant
les soies et taffetas. Nos esprits rêvant aux velours...
finalement, nous avons trouvé ce que nous cherchions. Pourquoi
du tissu? Parce que j'ai des idées tordues en ce moment: je
veux occuper mon mois de septembre, et pour ça, je n'ai rien
trouver de mieux que de me lancer dans la couture. Et alors? Cela
peut-être une bonne occupation. Oui, mais dans la couture
inutile! Je veux faire une veste, qui ne sera pas mettable. Enfin,
tout dépend du point de vue, mais personnellement, je me vois
mal aller à la fac avec une veste à carreaux noirs et
rouges!
Bref, j'en suis là aujourd'hui: des envies et des lubies pour le moins étranges et absolument pas en accord avec les versions qui me restent à faire et l'histoire des marins-pêcheurs qui semble s'être arrêtée au XVIIe siècle... ET ALORS?
Où Inci se creuse la tête... (et oui, ça arrive!)
Je vous avais parlé des travaux que nous avons faits dans la salle de jeux. Mais si, rappelez-vous! Puis nous sommes partis en vacances. Et quand nous sommes rentrés, nous avons dû terminer ce qui avait été commencé. Alors le paternel a posé le parquet et les étagères. Les livres ont été remis à la va-vite dans ces nouvelles bibliothèques, mais c'était juste pour que mon frère puisse de nouveau accéder à sa chambre.
Alors mardi, après m'être
levée – midi – et avoir déjeuné, j'ai pris mon
courage à demain deux mains et j'ai entrepris
de ranger la bibliothèque. J'ai commencé par le
plus simple le moins compliqué: les San-Antonio de
mon père. Plus de deux cents volumes poussiéreux tout
en haut de la bibliothèque. Un zèle inexplicable me
poussa à tous les ranger dans l'ordre. Malheureusement, mon
père m'avoua que les numéros ne révélaient
pas l'ordre chronologique. Et merde
zut!
Puis
ce fut le tour des livres de poches. Je ne sais pas combien de centaines il y
en a, mais ça fait un paquet! Et là mon cerveau
s'échauffa: comment les ranger pour les retrouver facilement
et que ça reste esthétique? Parce qu'un folio à
côté d'un livre de poche ancien format, le tout entre un
policier du Masque et un 10/18 n'a jamais fait un tableau heureux.
Ordre alphabétique d'accord: mais par auteur ou par titre?
Parce qu'en général on ne connaît pas l'auteur
des livres que l'on a achetés pour leur couverture
titre. Mais si on veut savoir tout ce qu'on a d'un auteur comme
Sartre, on serait obligé de se faire toute la bibliothèque
avant de se rendre compte que L'Être
et le Néant
ne fait définitivement pas partie de notre collection! Par
édition alors? Mais ce n'est pas très pratique bien
qu'esthétique je vous l'accorde. Par genre? Mais où
rangez-vous tel roman historique à l'eau de rose? Au milieu
des sagas historiques à l'eau de rose, tout seul, perdu dans
ces volumes qui ne vont que par cinq ou sept? Et les trois
biographies ne font pas un genre à elles seules. Et les
classiques? Qui a le privilège d'en faire partie?
Finalement, les policiers furent rangés sur une étagère, les sagas sur une autre. Le théâtre fut séparé du reste. Et les autres furent rangés par ordre alphabétique des titres, à l'exception de certains auteurs dont nous avons plus de cinq ouvrages (il n'y en a pas des masses). Les librios furent isolés (ils ne sont pas esthétiques au milieu des autres, c'est définitif!).
Nouvelle
question: sur quelle étagère mettre ceux-ci ou ceux-là?
Et les poches enfants? Et les Kessel (c'est un genre à part:
il s'agit de la collection du géniteur... ne pas toucher!)? Et
les livres que-personne-ne-lit-jamais-et-n'a-jamais-lu? Après
moult essais et éternuements, je suis enfin parvenue à
un résultat peu
probant. Reste plus qu'à expliquer ça à la
mother qui,
je le sens, va rouspéter plus d'une fois qu'elle ne trouve pas
ce qu'elle cherche!
Le seul moment de facilité: aligner l'atlas, L'Art d'aimer et la Bilbe de Jérusalem... trois gros livres qui forment une unité parfaite (sic!). Et les bandes-dessinées (elles étaient déjà en ordre)!
Avant Pendant Après
mardi 28 août 2007
Grande découverte!
Incitatus s'est lancée à corps perdu dans la découverte du Livejournal, ce monde hostile où rien n'est simple, où tout ce dont vous avez besoin pour comprendre comment ça fonctionne est en anglais, où vous avez toujours oublié une manipulation qui fait que rien ne va comme il faut. La lutte est de tous les instants et la faune qui fréquente ces fils de la toile est étrange... Un peu effrayante au début, intimidante. Mais il a bien fallu s'y mettre, pour faire partie d'une communauté!
Bref, je suis de retour ici... et tout me paraît si simple! Rien à traduire, juste trois mots à écrire, un clic et c'est bon! Le bonheur! On peut poster sans cette inquiétude qui vous tord les tripes: est-ce que cela va fonctionner?
Bref, si le coeur vous en dit, allez jeter un coup d'oeil à mes exploits informatiques!
Incitatus étend son territoire...
dimanche 26 août 2007
Alien
samedi 25 août 2007
Vous avez été déconnecté...
Une fois l'épreuve de la plaine
céréalière d'Île-de-France passée,
on peut enfin profiter de deux jours, coupé du monde. La pluie
tombe sans cesse sur le paysage qui se délave et se dilue.
Le courage nous poussa à philosopher: un peu de doute, un malin génie, et un hôte en robe de chambre. Beaucoup de pluie: les essuie-glace ne fonctionnent pas correctement et le paysage n'en est que plus fou. De la brume et des nuances de gris s'élèvent de la terre. Le vert et les bruns disparaissent dans les nues, qui se sont abaissées.
Du Crunch, du thé, du lait, du chocolat. Un peu de musique. Deux films. Une saga. Un concept: le jeu de cartes. Et pas une seule seconde de perdue.
Dormir, manger et boire. Faire la vaisselle, de temps en temps. Puis sortir crayons, feutres, papiers et s'y perdre.
Il faut se coucher tôt (avant deux heures) parce que demain on se lève. Nous sommes fières d'avoir éteint la lumière à une heure et demi... et parlé, ri, déliré, raconté n'importe quoi jusqu'à quatre heures...
El teckel bavait devant mon fond
d'écran... J'ai été traumatisée par le
maître de Cérémonies de Cabaret.
Elle dessinait la veste de la dame de carreaux pendant que donnait
forme à un valet de pique (à droite). Elle chantait en boucle L'aigle
noir. J'entonnais « pitis
zoiseaux! » (c'est du Charpentier).
Tu crois que Snape
boit de la tisane? Il faut tuer Ginny. Remus est une bête au
lit. Harry, roi des boulets. Où il est question de pyjamas à
canards.
mardi 21 août 2007
De brique et de broque
- Qui a dit que je suis tombée de mon lit? Grmblbbmeume
- La chape de plomb qui fait office de ciel depuis une semaine commence vraiment à me peser (quand je vous dis que c'est dur de se lever à huit heures!)
- Mon sac n'est pas encore fait et je pars après le déjeuner.
- Gaaaaah!
- Entamer une discussion animée avec le fouet (de cuisine, hein!)
- Le chocolat fondu que l'on mélange avec du beurre, c'est hypnotisant.
- Faire la cuisine juste après le lever du soleil c'est épuisant: notre bras pèse lourd et l'on ne parvient pas à touiller convenablement les jaunes et le sucre...
- Danser sur du Rameau avec une conserve de riste d'aubergine, puis avec la glacière, enfin, enchaîner un pas de trois.
- Parler au cake qui refuse de sortir de son plat et l'insulter, avant de le goûter.
- Ô miracle! Un bout de ciel bleu à l'horizon!
lundi 20 août 2007
Mots-clefs
zED se demandait quels étaient les mots-clefs qui permettaient d'accéder à mon blog. Tu risques d'être déçu en apprenant qu'ils sont très peu nombreux... Il y en a quatre en ce moment. Cependant, l'un d'entre eux a attiré mon attention. Je me demande d'ailleurs comment cette personne a pu être dirigée vers mes archives, m'enfin.
"J'ai horreur de mon lycée"
A méditer...
dimanche 19 août 2007
Irréelles lubies...
Le temps passe, et mes envies non. Envie d'écrire des
futilités. Envie de dessiner l'inutilité faite
objet. Créer des généalogies sans nom, composer
des cartes européennes à peine historiquement justes.
Les vêtements s'entassent au pied de mon lit. Pourtant, je reste en pyjama la plupart du temps. Je dors la moitié de la journée. Voilà bien longtemps que mes marins-pêcheurs se sont résignés et que Sénèque a abandonné la lutte.
Lhasa tourne en boucle dans mes oreilles, dans ma tête. Les mots, les couleurs, les formes, les noms. Tout se mélange. Je suis partie dans un univers parallèle. Je suis dans un monde qui n'ouvre ses portes que pendant les vacances.
Ce monde, je l'entretiens, un peu grâce à une jeune fille kaliparéa. Cet univers est né d'un livre lu par trop de gens. Cet univers entretenu par des découvertes de plus en plus nombreuses sur la toile. Un rêve, qui s'évanouira le temps d'une année, pour revenir plus sûrement la saison prochaine.
Ces étranges lubies me font découvrir de drôles
de mots. Des mots anciens, presque sacrés. L'univers
héraldique est riche. Très riche. Les aigles féminines
côtoient les lions rampants lampassés de gueules. De
sable, les croisettes recroisettées sont du plus bel effet!
Mais que diriez-vous d'un mâcle d'or chargé en coeur
d'un ours brochant?
Après cette découverte, je lance un avis de recherche sur la toile: « patronymes gallois du moyen-âge ». Je pars dans une quête sans nom, à la poursuite des sobriquets les plus alléchants: Gauvin épouse Mélisende. Que dites-vous d'une Sigerith Earwhisper? Les trois filles de cet homme se nommeront Pithecia, Errata et Adumbratia (le laideron, la ratée et l'ébauche), preuve qu'il eût préféré un fils!
Le délire dure et perdure. Il finira par prendre fin. Mais je ne suis pas pressée. Être déconnectée, pourquoi pas? Tant que ce n'est pas de la toile, mais de la réalité...
jeudi 16 août 2007
El arbol del olviso
(Je ne mets que la traduction de cette chanson. Pour les hispanistes, cherchez sur la toile!)

Dans mon coin il y a un arbre
On l'appelle l'arbre de l'oubli
Où vont se faire consoler
Vidalita
Les moribonds de l'âme
Pour ne plus penser à toi
Sous l'arbre de l'oubli
Je me suis couchée pour une petite nuit
Vidalita
Et je me suis endormie
Quand je me suis réveillée
J'ai pensé à toi encore une fois
Car j'avais oublié de t'oublier
Vidalita
Au moment où je m'étais couchée.
(Lhasa)











