Vous en parlerez à votre cheval...

Des anecdotes plus ou moins inintéressantes sur la vie d'une tortue folle de grammaire et de langues anciennes et à l'esprit tordu. Blog créé juste parce que l'envie m'en démangeait.

11 décembre 2006

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Le jour où j'ai découvert que le Père Noël n'existait pas

En CP, jeune et innocente, je gambadais dans la cours de récréation en compagnie de mes deux meilleures amies A. et C. Puis, A. est montée sur un banc et a attroupé les gens qui passaient par là. Elle a alors déclaré solennellement que le Père Noël n'existait pas. C. et moi n'avons pas voulu la croire, et à 16h30, à la sortie des cours, la première chose que nous demandâmes à nos mères fut « Maman, pas vrai que le Père Noël il existe, hein? Pas vrai qu'il existe? » Et là, ce fut le drame. Nos pires attentes se trouvèrent confirmées par les mots cruels qui se déversèrent des lèvres maternelles. Mes yeux s'emplirent de larmes.

- Mais alors, je ne serai jamais la Mère Noël?

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10 décembre 2006

Blue dream

yper_aladdin07 Ce rêve bleuuuuuu
Je n'y crois pas c'est merveilleuuuux!
C'est ma Dame-Oiselle en plein délire, un jour gris à la place Saint Michel. Puis je me mets de la partie:
Ne ferme pas les yeux!
Alors nous avons l'idée saugrenue de passer à la traduction:
This dream [prononcez drime] in blue
I can't believe, it's marvellous
[prononcez marvelousse]!
Don't close your eyes...
Puis je clamai:
Dies Traum in blau [excusez l'approximation de ma traduction]
Et ma tendre moitié, en espagnol... Vous n'aurez pas cette traduction, étant donné que je suis dans l'impossibilité de vous dire le moindre mot en espagnol. Mille excuses.
M'enfin, traînant sur Radioblog, comme souvent ces derniers temps, j'ai découvert...

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Label rouge

Chroniques marocaines /6/

P1010096Avez-vous déjà mis les pieds dans le marché d'un mellah? Et bien ce n'est pas triste. Dans des ruelles alambiquées s'entassent légumes, épices, olives, poissons et... poulets! Vivants, évidemment. Dans les cages, sous les étals, des poulets, blancs, piaillent, se battent, s'ébattent. Quel remue-ménage! Ici, les poulets, on les pèse vivants, on les égorge devant vos yeux, puis on les plume, saigne, vide en direct! Ceci est une preuve de la fraîcheur de la viande, certes, mais pas du client! L'odeur des parages vous retourne l'estomac, vous pâlissez à vue d'œil, vous tentez vainement de couvrir votre nez avec une manche ou un coin d'écharpe. La fuite est impossible: devant, un groupes de femmes qui discutent le prix de la semoule, derrière, des salades, des tomates, des courgettes, des grenades... sur les côtés, dés poulets, des carcasses de bœuf. Heureusement, le guide a ouvert la voie, la fuite est rendue possible, vous échappez aux vapeurs pestilentielles.

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Noël n'est pas un jour ni une saison,
c'est un état d'esprit.
(Calvin Coolidge)

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09 décembre 2006

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Cette case du calendrier est dédiée à La Belette.

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08 décembre 2006

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Il y a quatre âges dans la vie de l'homme:
- celui où il croit au Père Noël
- celui où il ne croit plus au Père Noël
- celui où il est le Père Noël
- celui où il ressemble au Père Noël.

(Anonyme)

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07 décembre 2006

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cr_che
Dessin de la crèche simplifié au maximum car réalisé dans une période où rien de ce que je dessinais ne me plaisait... J'ai trouvé une solution dans l'épuration des traits.

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06 décembre 2006

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Bonne Saint Nicolas! Chez nous, on ne la fête pas ou peu, mais je crois que dans certaines régions elle est bien plus importante que Noël... Pour tout le monde, voici les paroles d'une chanson que vous avez sûrement apprise à l'école.

Les trois petits enfants

Ils étaient trois petits   enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

  S'en vont un soir chez le boucher:
  - Boucher voudrais-tu nous loger ?
  - Entrez, entrez petits enfants,
  Y'a de la place assurément.

  Ils n'étaient pas sitôt entrés,
  Que le boucher les a tués.
  Les a coupés en p'tits morceaux,
  Mis au saloir comme des pourceaux.

  Saint Nicolas au bout d'sept ans
  Vint à passer dedans ces champs,
  Alla frapper chez le boucher:
  - Boucher, voudrais-tu me loger ?

  - Entrez, entrez, Saint Nicolas,
  Il y a d'la place, y n'en manque pas !
  Il n'était pas sitôt entré
  Qu'il a demandé à souper.

   - Voulez-vous un morceau de veau ?
   - Je n'en veux pas, il n'est pas beau !
   - Voulez-vous un morceau d' jambon?
   - Je n'en veux pas, il n'est pas bon !

  Du petit salé, je veux avoir
  Qu'y a sept ans qu'est dans le saloir !
  Dès qu'le boucher entendit ça,
  Hors de la porte, il s'éclipsa.

  Boucher, boucher, ne t'enfuis pas !
  Repens-toi, Dieu te pardonnera !
  Saint-Nicolas alla s'asseoir
  Dessus les bords de ce saloir.

  - Petits enfants qui dormez là
  Je suis le grand Saint Nicolas,
  Et le saint étendit trois doigts,
  Les p'tits se r'lèvent tous les trois

  Le premier dit : J'ai bien dormi !
  Le second dit : Et moi aussi !
  Et le troisième, le plus petit :
  Je croyais être au Paradis !

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Pour toi...

andalousie_003Au début, je ne te voyais presque jamais. Chaque fois que tu rentrais, je t'accompagnais voir tes salades. Puis le temps a passé. Vous avez déménagé. Tu as eu un jardin autre qu'une plate-bande dans la cour du collège. Je te voyais quelques jours aux Grives, quand tu avais réussi à sortir de ton bureau. Nous allions te chercher à l'aéroport.
Tu étais incapable de te reposer. Tu bricolais, tu jardinais. Tu jurais, tu râlais. Je t'entends encore. « Merde! » Ta voix commençait basse puis s'élevait. De temps à autre, tu accompagnais cela d'un « chié! ». Rien ne marchait jamais comme tu le voulais, mais le résultat était toujours impressionnant.
Tu as fabriqué mon premier bureau. Tu m'as appris à clouer et à scier. Tu m'as enseigné l'arrosage des salades et comment tailler les rosiers. Tu m'as légué ton juron favori. Plus tard, tu m'a inculqué les règles de la belote.
Avec toi, j'ai parcouru la Wolfsklam « en petites foulées ». Avec toi, je me suis perdue dans Séville.
Tu avais horreur de rester inactif. Tu as travaillé toute ta vie durant, même après la retraite. Tu t'échappais dans ton atelier. Puis, enfin, tu as été réellement à la retraite. Tu avais peur de t'ennuyer. Alors tu as voyagé. Mais, à peine un an d'otium que la maladie t'a frappé. Tu n'avais jamais été malade de ta vie. Et la leucémie a osé s'attaquer à toi. Quelle injustice pour quelqu'un d'aussi honnête et droit que toi!
Tu en as réchappé une fois. Ce fut un miracle. Je m'en souviens comme si c'était hier: je rentrais de Venise et j'ai appris que les médecins n'osaient se prononcer sur ton état. Et quand tu t'es réveillé, même les spécialistes ne comprenaient pas ce qui s'était passé.
PapiJe ne t'ai pas vu à l'hôpital. Mais tu es rentré pour Noël cette année-là. Tu étais maigre. Tu marchais avec une canne. Ça m'a fait bizarre. Un semblant de paix s'était installé. Puis nous avons oublié la maladie. C'est alors qu'elle est revenue, sans prévenir. Et cette fois, tu ne t'es pas réveillé. Je l'ai appris en sortant de cours. J'allais déjeuner chez mes grands-parents. Quand j'ai vu mon père, mon frère et ma sœur qui n'étaient pas invités, je n'ai pas compris. On me l'a dit avant de passer à table. Mon sourire s'est affaissé. Une larme, unique, a coulé.
À l'enterrement, je n'ai pas pleuré. J'ai juste été bouleversée de voir mon oncle et mes cousins pleurer... Je n'avais pas réalisé. Je n'ai pas voulu te voir avant que tu ne partes définitivement. Je voulais te garder intact dans ma mémoire. Je m'en voulais de ne pas pleurer. J'ai eu peur de ne pas t'aimer.
Puis j'ai réalisé, un an après. J'ai pleuré quand je suis retourné aux Grives. J'ai compris que je n'entendrais plus tes jurons. Que tu ne chanterais plus « Étoile des neiges, mon cœur amoureux... », faux, rien que pour embêter Mamie. Tu ne chanterais plus ton unique « passer mes doigts dans les cheveux d'Esméralda! ». Tu n'éplucherais plus les haricots avec nous sur la terrasse le soir. Tu ne plongerais plus du muret dans la piscine. Tu ne ferais plus pousser tes radis. Tu n'observerais plus avec espoir ton prunier rachitique. Tu ne nous parlerais plus des charançons.
Tu ne sauras pas que j'ai eu mon permis, toi qui me l'as offert. Mais si je l'ai eu, c'est grâce à toi, je le sais. Des salades ont été replantées sur tes plates-bandes. Nous chantons encore « Étoile des neiges » ou « Esméralda ». Je t'ai pris tes espadrilles et ton chapeau de paille. Merci Papi.

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05 décembre 2006

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Noël c'est la veille, l'attente.
(Georges Dor, Après l'enfance)

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